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- Série de l’été #1 - Écrire avec Carl Gustav Jung
Série de l’été #1 - Écrire avec Carl Gustav Jung, des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay Pour cette première séance, je vous propose d’explorer l’écriture introspective inspirée par la pensée et les concepts de Carl Gustav Jung . Vous allez ouvrir un espace de rencontre avec vous-même pour dialoguer avec vos parts cachées . Je vous invite à questionner vos images intérieures dans un voyage au pays des symboles. 0- Ouverture Installez-vous dans un lieu calme. Allumez une bougie ou préparez-vous un thé glacé. Faites brûler un peu de sauge ou parfumez la pièce. Fermez les yeux. Respirez. Posez une intention pour votre séance d’écriture. Écrivez-là : mon intention avec l’écriture pour aujourd’hui…. Relisez-vous à haute voix. 1- Première proposition Fermez les yeux. Imaginez un escalier en spirale, long, qui débouche dans une grotte ou dans un jardin (au choix). Décrivez votre descente en direction de la grotte ou du jardin marche après marche, sans oublier de décrire les matières que vous sentez. Décrivez votre arrivée dans la grotte ou dans le jardin, pensez à explorer les 5 sens, ainsi que vos émotions. Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute. 2- Deuxième proposition Carl Gustav Jung : « Les archétypes sont les images primordiales issues de l’inconscient collectif. » Vous allez laisser venir un personnage intérieur dans la grotte ou dans le jardin, puis dialoguer avec cette figure intérieure. Choisissez un archétype parmi ceux-là ou bien tirez-en un au sort dans cette liste : Une vieille femme - Une ombre - Un souverain - Un enfant - Un guide - Une reine - Un mendiant - Un sage - Une inconnue. Décrivez ce personnage : son apparence, sa voix, son regard, son émotion. Puis, rédigez un dialogue avec elle/lui. Posez-lui des questions : Que veux-tu me dire ? Que sais-tu de moi que j’ignore encore ? Que portes-tu de mes blessures ? De ma lumière ? Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute. 3- Troisième proposition Carl Gustav Jung : « L’ombre est tout ce que nous refusons d’être. » Nous allons écrire avec l’Ombre, avec ce que l’on ne dit pas. Fermez les yeux. Convoquez une part de vous qui n’est pas dans la lumière en ce moment. Cela peut être une part triste ou joyeuse, un part en colère ou régressive. Écrivez une lettre à cette part de vous que vous cachez ou que vous rejetez. Vous pouvez commencer par : « Je t’écris aujourd’hui parce que je t’ai longtemps mise de côté... ». Laissez l’émotion venir. Accueillez sans jugement. Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute. 4- Quatrième proposition Carl Gustav Jung : « Les rêves sont les messagers de l’inconscient. » Choisissez un symbole qui apparait souvent dans vos rêves. Si vous ne vous souvenez pas de vos rêves, choisissez un symbole qui vous inspire (arbre, rivière, serpent, maison, miroir, etc). Vous allez écrire un sonnet dédié à ce symbole pour explorer tout ce qu’il représente pour vous en mêlant le concret (lieux, sensations, souvenirs) et l’imaginaire (mythes, visions, émotions, interprétations). La structure à respecter est la suivante : 2 quatrains (strophes de 4 vers) / 2 tercets (strophe de 3 vers). Vous n’êtes pas obligé de faire rimer . Conseil : écrivez lentement, donnez à ce poème l’intention d’une offrande. 5- Rituel de clôture Soulignez trois phrases importantes pour vous dans vos textes. Écrivez-les chacune sur une bandelette de papier. Glissez-les dans vos affaires ou laissez-les trainer (placard, bureau, sac, portefeuille, etc). Ces petites phrases vont infuser... elles sauront se rappeler à vous au bon moment ;) Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️ Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose : https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique
- Série de l’été #2 — Écrire avec Frida Kahlo
Des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay Pour cette deuxième séance, je vous propose d’écrire aux côtés de Frida Kahlo , artiste de la chair, du cri, de la passion. Dans ses autoportraits, elle a peint la douleur, les ruptures, les métamorphoses, la vie intime. Son œuvre (magnifique) nous invite à oser la couleur, les symboles, le mélange. Aujourd’hui, à travers l’écriture, je vous propose le thème : mettre la douleur en couleurs. 0 – Ouverture Installez-vous dans un espace qui vous rassure. A titre personnel, j’aime écrire allongée, sur un canapé ou dans mon lit. Frida peignait devant un miroir… cela peut également être une idée. Allumez une bougie, choisissez une couleur (de vêtement, de tissu ou d’objet) qui vous attire aujourd’hui. Fermez les yeux, respirez doucement. Posez une intention pour cette séance d’écriture : Écrivez-là : Aujourd’hui, avec le [nom de la couleur choisie] je m’autorise à… Relisez-vous à haute voix. 1 – Première proposition Frida a souvent représenté son propre corps blessé, contraint, mais vivant. Aujourd’hui, vous allez explorer un lieu de votre corps qui retient une mémoire ou une émotion. Sentez ! Où est-ce que ça se serre, où est-ce que ça chauffe ? Où y a-t-il une tension, un vide, une vibration ? Écrivez à partir de vos sensations dans chaque zone de votre corps en utilisant l’anaphore : « mon ventre comme… mon tête comme… mes épaules comme…. ». Vous pouvez répéter plusieurs fois la même anaphore. Écrivez en utilisant une couleur pour chaque proposition, puis relisez-vous à voix haute. 2 – Deuxième proposition Frida disait : « Je me peins parce que je suis souvent seule et parce que je suis le sujet que je connais le mieux. » Je vous propose, à la manière de Frida, de vous regarder dans un miroir. Avec bienveillance et attention. Décrivez ce que vous voyez en quelques mots, dans un style télégraphique. Par exemple : femme brune, petits yeux, lèvres colorées, n’ose pas sourire, etc. Puis, passez à votre autoportrait intérieur (sensations, émotions, images, souvenirs, etc) en commençant par : « Aujourd’hui, je suis faite de… ». Votre texte peut ressembler à un collage. 3 – Troisième proposition Frida a vécu de nombreuses pertes — amoureuses, physiques, symboliques — mais elle n’a jamais cessé de créer. C’est à votre tour. Rappelez-vous une douleur passée : un moment où vous avez été blessé(e), rejeté(e), rabaissé(e). Répondez à cette douleur par un poème en commençant par : « Tu mérites un amour…. ». Pensez à utiliser des couleurs dans votre texte. A la fin de votre temps d’écriture, allez découvrir le poème de Frida : « Tu mérites un amour décoiffant…». 4 – Quatrième proposition Frida a utilisé la couleur comme langage symbolique, même dans les jours sombres. « Je ne peins pas des rêves, je peins ma réalité. » Choisissez une couleur et écrivez un poème libre dédié à cette nuance. Parlez de ce qu’elle vous évoque (lieux, souvenirs, blessures, désirs), de la place qu’elle prend dans votre vie, et de celle que vous souhaitez lui donner. Il n’y a pas de structure imposée . Vous pouvez écrire sous forme de strophes, ou comme un flux. 5 – Rituel de clôture Relisez vos textes. Soulignez trois phrases importantes pour vous. Écrivez-les sur trois petits papiers de couleurs différentes. Un à coller sur un miroir. Un à garder dans votre sac. Un à laisser dans un lieu secret de la maison. Ces trois phrases sont vos étincelles d’été. Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️ Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose : https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique
- Petit guide pour découvrir et cultiver son extravagance
Trois exercices créatifs pour cultiver nos singularités avec l’écriture thérapeutique. Parution de ma contribution au magazine ELLE de ce jour ! Un article dans lequel je propose trois exercices créatifs visant à révéler et à cultiver nos singularités avec l’écriture thérapeutique. EXPLORATION Sous la forme d'une liste de courses, on note toutes ces petites fantaisies qui n'appartiennent qu'à nous : rituels secrets, manies attendrissantes, obsessions décalées. On peut commencer par : « Je collectionne les...», «J'ai l'habitude de...», « Je ne peux pas m'empêcher de...». Pour chaque formule, trouver au moins cinq propositions. L'objectif : dresser l'inventaire joyeux de vos bizarreries. RECONNAISSANCE Avec le même format de liste, on recense maintenant cinq choses qu'on ne ferait jamais mais qui nous paraissent drôles, cinq cours qu'on trouverait amusant de suivre, cinq attitudes qu'on adore chez les autres mais que l'on n'ose pas adopter. On termine par « Si personne ne me voyait, je..». Sans jugement, on observe les bridages intérieurs. DEPASSEMENT On commence chaque phrase avec « Demain, j'ose....», comme une promesse à soi-même. Petites ou grandes, ces résolutions deviennent des défis tendres envers nos propres limites. L'idée : transformer progressivement nos «je n'ose pas » en «'ose enfin ». Si l'écriture n'est pas dans notre pratique, on peut réaliser ces exercices sous la forme de collages ou de dessins. Pour retrouver l’article complet :
- Série de l’été #3 – Écrire avec Mohamed Ali
Des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay Pour cette troisième séance, je vous propose d’explorer une écriture de la force intérieure (combativité) et de la résistance poétique (dignité) inspirée par Mohamed Ali – boxeur, poète, militant, et figure mythique. Vous allez écrire à partir de vos petits et grands combats pour affirmer vos élans, comprendre vos colères et dire tout haut ce que vous pensez tout bas. 0 – Ouverture Pour cette séance, pourquoi ne pas enfiler des vêtements de sport ? Essayons d’explorer ce qu’une tenue particulière peut induire dans l’écriture. Après vous être changé·e, installez-vous dans un espace où vous vous sentez confortable. Peut-être un espace qui vous permet d’écrire autrement qu’assis à un bureau (allongé, au sol, etc.) Fermez les yeux, respirez doucement. Posez une intention pour cette séance d’écriture : Écrivez-là : Aujourd’hui, avec l’écriture, j’aimerai mettre KO…. Relisez-vous à haute voix. 1 – Première proposition Mohamed Ali a dit : "Ne comptez pas les jours, faites en sorte que les jours comptent." Nous allons philosopher à partir du thème de la combativité en explorant une liste poétique. Choisissez parmi ces trois listes, celle qui vous inspire le plus. Choses qui frappent avant même le premier coup Choses qui donnent du courage avant un combat Petits détails qui trahissent la fatigue Écrivez le titre de la liste en haut de la page, puis rédigez un texte. Vous pouvez écrire comme une liste de course en rassemblant des éléments épars avec des tirets ou bien rédiger un texte plus libre sur le thème. 2 – Deuxième proposition Face à l’adversité, Mohamed Ali conseille de ne pas se concentrer sur l’objectif mais sur ce qui pourrait nous entraver. Il écrit : "Ce ne sont pas les montagnes à gravir qui vous usent ; c'est le caillou dans votre chaussure". Nous allons explorer ensemble le thème du combat. Je vous propose de lister tout d’abord vos petits et grands combats. Sans développer, juste ce qui vous anime en ce moment. Mes petits combats (en trouver 5) Mes grands combats (en trouver 5) Ensuite, prenez l’un de ces thèmes pour composer un texte dans lequel vous emploierez des mots de la boxe comme : crochet, upercut, esquive, attaque, défense, coup, frappe, KO, ring, allonge, appui, pivot, direct, gant, etc. Essayez de placer au moins 10 mots. 3 – Troisième proposition "Un homme qui voit le monde de la même manière à cinquante ans qu'à vingt ans a perdu trente ans de sa vie." Écrivons maintenant à partir de cinq thèmes chers à notre boxeur. Voici cinq thèmes qui ont marqué la vie et les prises de paroles de Mohamed Ali : Le courage face à l’adversité. La rage de vaincre. La foi en soi. La rage pacifiste. Les leçons de vie. Les conseils d’un boxeur. Prenez un thème qui vous intéresse et écrivez un texte libre. Placez au moins 5 mots de la liste suivante. Mot à placer : Revanche, inspiration, partout dans le monde, fanfaronnade, grande gueule, esclave, fiers, fierté, le plus grand, adversaire, boxeur, imagination, bourrer le crâne, lutte, orateur, vérité, zouave, haïr, sage, leurrer, confiance, frères, dire, la vie, homme, femme, humanité. Écrivez autant que vous le souhaitez. 4 – Quatrième proposition Mohamed Ali disait : « Je vole comme le papillon, je pique comme l’abeille. » Choisissez deux forces opposées en vous. Par exemple : douceur et colère / patience et impatience / peur et orgueil. Faites-les dialoguer dans un duel poétique : une strophe pour l’une, une strophe pour l’autre, qui se répondent, se contredisent ou se questionne. Placez les strophes alternativement à droite ou à gauche de la page selon l’émotion qui parle. 5 – Rituel de clôture Soulignez une phrase que vous avez écrite aujourd’hui et qui vous rend fier·e. Écrivez-la en grand sur une feuille, ou répétez-la à voix haute trois fois, debout. Si vous le souhaitez, enregistrez-vous en train de lire cette phrase avec force. Gardez cet enregistrement comme un talisman sonore. Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️ Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose : https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique
- Psychanalyse, rêve, Anne Dufourmantelle
L'intelligence du rêve, le travail du rêve en psychanalyse à Paris « Un rêve non déchiffré est comme une lettre qui vous est adressée et que vous n'ouvrez pas », dit le Talmud. Dans ma pratique de psychanalyste, je rencontre souvent des personnes qui arrivent en séance avec leurs rêves ou des bribes d'images fugitives, de sensations étranges, de scènes parfois absurdes qui persistent après le réveil. Ce petit cinéma nocturne semble confus ou intimidant… jusqu’à ce qu’on prenne le temps de l'explorer ensemble, dans l'espace feutré du cabinet. Nos rêves nous veillent. Pendant que le corps repose, une autre part de nous veille — attentive, perspicace, insistante parfois. Le rêve parle une langue qui échappe à la logique ordinaire, mais qui ne cesse de chercher à se dire. Le travail de l'analyse consiste à écouter, déchiffrer, reconstruire, rassembler, mettre en mouvement, ouvrir des portes... Le rêve est pure intelligence. Le rêve assemble les fragments de nos vécus, de nos désirs, de nos peurs, pour nous proposer un savoir que nous n’avons pas encore formulé. Ce savoir n’est pas une prédiction : " le rêve ne dit pas ce qui va arriver, il inaugure un chemin autre" écrit justement Anne Dufourmantelle. Le rêve déplace, ouvre, transforme. L'analyste accompagne l'accouchement des récits symboliques. Ce que peut le rêve est immense. Entre le rêveur et l’analyste se construit un lieu où chaque image, chaque mot, chaque silence devient matière à interprétation. Ce n’est pas seulement comprendre : c’est permettre au rêve de continuer son œuvre en nous. D'ailleurs, les rêves évoluent au cours de la thérapie et c'est passionnant d'assister à ces transformations. L'humanité du rêve, c'est son devenir récit, puis sa transcription littéraire. C'est en quelque sorte une « onirographie ». Quand le rêve se raconte, il devient une « onirographie » : il se fait texte, il se fait voix. "Raconter un rêve, c’est en un sens rêver de nouveau" écrit Anne Dufourmantelle — mais cette fois en présence de quelqu’un qui écoute, qui accueille, qui aide à déplier ce qui était "condensé". C’est ainsi que, d’une image nocturne à un récit partagé, le rêve devient un chemin de connaissance de soi. Et peut-être, enfin, une lettre ouverte.
- Mes poings en forme de fierté, figures de style et thérapie
Les figures de style, la poésie et l'écriture thérapeutique Je suis très heureuse de vous présenter mon texte « Mes poings en forme de fierté » publié sur le site de la Revue L’Autre. Dans cette contribution, j’explore la rencontre entre la boxe et l’écriture poétique à travers des ateliers boxe‑écriture menés de juillet 2020 à septembre 2024 auprès de jeunes adultes en réinsertion. ✍️ L’article met en lumière le lien somato‑psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique — à partir des figures de style poétiques en lien avec les problématiques de précarité et d'exclusion. Le lien somato-psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique Dans l’espace singulier où se croisent la boxe et l’écriture, un lien profond se tisse entre le corps et la psyché. L’expérience pugilistique, avec ses gestes précis, ses impacts, ses respirations retenues ou libérées, imprime une mémoire somatique. Lorsqu’elle est transposée par l’écriture, cette mémoire devient matière symbolique. Le passage du coup porté au mot écrit fait naître un dialogue où le corps raconte ce que la parole seule ne saurait dire. Du corps frappé au langage La boxe engage une intensité physique qui ne laisse aucun recoin intact : muscles, souffle, réflexes, mais aussi peurs et désirs enfouis. Le ring devient le théâtre où se rejouent des luttes intérieures : esquiver, résister, rendre coup pour coup, tenir debout. Lorsque vient le temps de l’écriture, ce vécu corporel trouve une transposition. Le poing devient métaphore, le rythme des enchaînements se traduit en cadence poétique, la sueur en encre. Le langage se nourrit de cette énergie somatique et transforme l’impact en image. Figures poétiques de la précarité et de l’exclusion Pour des personnes marquées par la précarité ou l’exclusion, la boxe et l’écriture ouvrent un double espace d’expression. Le crochet, par exemple, peut devenir une figure de style : un geste brusque qui dit l’interruption, la cassure d’un parcours, la chute sociale. L’esquive, elle, se rapproche de l’ellipse poétique : ce qui est tu, contourné, indicible, mais qui continue d’habiter le texte. Quant au jab répété, il évoque l’anaphore, cette répétition obstinée qui traduit la persistance du manque, de la lutte quotidienne pour survivre. La métaphore pugilistique sert alors à dire ce que les mots seuls ne suffisent pas à exprimer : l’expérience du rejet, le sentiment de frapper dans le vide, la fatigue de « tenir le round » dans un monde où l’on se sent relégué aux marges. L’écriture devient poème du combat, chant fragile mais tenace qui redonne une voix à ceux que l’exclusion réduit souvent au silence. Un lien somato-psychique réparateur En associant le vécu corporel de la boxe et l’élan symbolique de l’écriture, un lien somato-psychique se recompose. Le corps, éprouvé par l’effort, libère des tensions anciennes ; l’écriture, en retour, accueille et transforme ces vibrations en mots. Ce va-et-vient contribue à réintégrer des fragments de soi parfois dissociés par les épreuves de la précarité. Le texte devient alors le lieu où se relie ce qui était épars : le coup encaissé et l’émotion refoulée, la cicatrice et la mémoire, la chute et le désir de se relever. Une esthétique de la lutte L’écriture qui suit l’expérience pugilistique ne vise pas seulement à raconter : elle invente une esthétique de la lutte. Les figures de style, comme les gestes de boxe, scandent une résistance. L’allitération peut résonner comme un souffle haletant, la métaphore filer comme une série de directs, l’oxymore mêler la douleur et la beauté d’un même instant. Cette poétique, enracinée dans la chair, révèle que la vulnérabilité peut se muer en puissance expressive. Ainsi, le lien somato-psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique n’est pas un simple exercice de style : il est un processus de **réappropriation de soi**. Pour celles et ceux que la précarité ou l’exclusion réduisent à des marges invisibles, il offre une scène où corps et mots se rencontrent, où le combat devient poésie, et où le silence se transforme en voix.
- Série de l’été #4 – Écrire avec Belinda Cannone
Des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay Pour cette quatrième séance, je vous propose d’ouvrir un espace d’écriture dédié au désir : désir charnel, désir de vivre, de créer, de ressentir, de vibrer. Inspirée par les essais lumineux de la philosophe Belinda Cannone , cette séance complète d’écriture vous invite à renouer avec la part désirante en vous, non pas comme manque, mais comme puissance de vie. Le désir est ici envisagé comme force de lien, d’élan, d’écriture, et plus largement – dans la tradition de la psychanalyse - comme une véritable boussole . 0 – Ouverture Prenez place pour écrire. Une fois installé·e, frottez vos deux mains l’une contre l’autre afin de les éveiller. Caressez la paume de vos mains avec vos doigts pour les échauffer. Sentez votre propre peau. Fermez les yeux, respirez doucement. Posez une intention pour cette séance d’écriture : Écrivez-là : Aujourd’hui, j’écris depuis le lieu en moi qui désire… Relisez-vous à haute voix. 1 – Première proposition « Le désir nous sauve de l’ennui et de la résignation. » — Belinda Cannone Je vous propose pour commencer d’écrire une lettre à votre feu intérieur . Prenez de ces nouvelles, partagez-lui vos espoirs. Relisez-vous, si l’envie est là, écrivez la réponse. 2 – Deuxième proposition – Le baiser 1 « Le baiser, un sanctuaire de la joliesse. » — Belinda Cannone Choisissez par ces citations de Belinda Cannone , celle qui vous inspire le plus et rédigez un poème de 4 strophes de 4 vers pour répondre au thème. Cela peut être un souvenir, des réflexions, un désir secret. « Tu trouves meilleur le baiser donné ou le baiser reçu ? » « Embrasser c’est inventer. À deux. » « Le baiser royale, le symétrique, lèvres contre lèvres. » Écrivez et relisez-vous en murmurant. 3 – Troisième proposition – Le baiser 2 « Le désir est une forme d’intelligence : il nous parle de ce que nous sommes. » — Belinda Cannone Imaginez un baiser que vous avez donné, reçu, rêvé, refusé, volé, attendu. Un baiser réel ou imaginaire. Écrivez ce baiser : les lieux, les silences, l’avant, le pendant, l’après. Terminer votre texte par la phrase suivante à compléter : « Un an plus tard, je me dis que… » Pensez à faire au moins une référence à chacun des sens dans votre texte. 4 – Quatrième proposition « Le désir est un lieu d’expansion. » — Belinda Cannone Fermez les yeux. Imaginez une carte de vos désirs. Il y aurait des forêts brûlantes, des lacs de silence, des falaises, des abîmes, des sentiers cachés. Dessinez cette carte mentalement. Puis, rédigez un texte géographique de votre désir, comme si vous écriviez un guide de voyage. Laissez la métaphore devenir chair, paysage, mythe. 5 – Rituel de clôture Revenez à vos textes. Soulignez trois phrases qui résonnent plus particulièrement. Notez-les chacune sur un petit papier. Perdez-les tour à tour dans l’espace public, ces fragments seront trouvés par des inconnu·es. Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️ Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose : https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique
- La page blanche, ma table d’existence, Bachelard
Bachelard, l'écriture et la page blanche Un extrait de La flamme d’une chandelle de Gaston Bachelard. « En somme, tout compte fait des expériences de la vie, des expériences écartelées, écartelantes, c’est bien plutôt devant mon papier blanc, devant la page blanche placée sur la table à la juste distance de ma lampe, que je suis vraiment à ma table d’existence. » La peur de la page blanche et l’écriture thérapeutique Face à une feuille vierge, beaucoup ressentent un vertige : rien ne vient, les mots semblent se cacher, les idées paraissent insuffisantes ou confuses. Cette ** peur de la page blanche ** n’est pas seulement un blocage créatif, elle touche à quelque chose de plus profond : le rapport à soi, à ses émotions et à l’expression de son intériorité. C’est précisément dans cet espace fragile que l’** écriture thérapeutique ** prend tout son sens. Comprendre la peur de la page blanche La page blanche n’est pas seulement vide, elle agit comme un miroir . Elle renvoie à l’absence, au silence, à l’incertitude. Face à elle, surgit parfois la peur de ne pas être à la hauteur, de ne rien avoir à dire, ou encore de se confronter à ce qui pourrait jaillir une fois les mots déposés. Derrière le blocage, il y a souvent une exigence de perfection : vouloir trouver la bonne phrase, le bon ton, le texte « réussi ». La page blanche, dans ce cas, symbolise l’impossible maîtrise. Elle nous rappelle que l’expression de soi ne se contrôle pas totalement. L’écriture thérapeutique comme ouverture En art-thérapie par l’écriture, le but n’est pas de produire un texte littéraire, mais de se donner la liberté de déposer ce qui émerge. L’écriture devient alors un espace sans jugement, où chaque mot compte non pour sa beauté mais pour sa vérité. Loin de nourrir la peur de la page blanche, l’écriture thérapeutique invite à accueillir l’imperfection, le tâtonnement, la sincérité brute. Une simple phrase, même maladroite, suffit à briser le silence et à ouvrir un chemin. Le passage du vide au plein Le processus d’écriture thérapeutique ressemble à un passage. On part d’un vide – la feuille immaculée – pour aller vers un plein qui n’était pas anticipé. Ce qui surgit surprend souvent celui qui écrit. Parfois ce sont des souvenirs, parfois des émotions enfouies, parfois des images ou des intuitions inattendues. Chaque mot devient un pas, et peu à peu, la page se remplit. Ce mouvement de création est déjà une victoire : il témoigne que l’on peut transformer le silence intérieur en langage, et l’inconnu en matière vivante. Apprivoiser la peur Dans le cadre thérapeutique, la peur de la page blanche est accueillie comme un symptôme révélateur. Elle dit quelque chose du rapport à la parole, au désir de dire ou au secret. En travaillant avec cette peur, on apprend à ne plus la fuir mais à l’apprivoiser. Des consignes simples – écrire sans lever le stylo pendant cinq minutes, commencer par une liste de mots, décrire une sensation du moment – aident à débloquer le geste. L’important n’est pas de bien écrire, mais d’écrire malgré la peur, d’oser franchir ce seuil. Un outil de transformation Peu à peu, l’écriture thérapeutique transforme la relation à la page blanche . Ce qui apparaissait comme une menace devient un espace de rencontre. La page n’est plus vide : elle attend, elle accueille, elle offre un lieu où déposer ce qui pèse. Écrire devient un acte de soin : mettre en mots ses blessures, reconnaître ses désirs, explorer ses rêves. En ce sens, l’écriture est à la fois un miroir et un chemin, un espace d’exploration où l’on se découvre autrement. La peur de la page blanche ne disparaît jamais totalement, mais elle change de visage quand on la traverse grâce à l’écriture thérapeutique. Elle devient une porte : derrière l’angoisse du vide, il y a toujours la promesse d’un mot, d’une phrase, d’une vérité intime prête à se dire.
- Stage d'écriture aux lectures sous l'arbre
Les mots d’éros - Stage d'écriture érotique & de découverte des érotypes® Une semaine entière dédiée aux mots, à la poésie, à l'écriture, à la créativité et à la reliance (à soi, aux autres, aux émotions). 26h de partages, de rires, d'instants suspendus et de moments de poésie. Ce stage, qui a accueilli 8 participant·es lors du festival @lectures_sous_larbre dans un écrin ardéchois, a comblé l'audace, la curiosité, l'inspiration et la création que chacun·e était venu·e chercher parfois même sans le savoir vraiment... Cette immersion fut une parenthèse estivale, pour d'abord prendre soin de soi de manière ludique via la découverte des érotypes®, pour ensuite plonger dans le plaisir d’écrire les différentes nuances d'éros et laisser émerger des textes sensibles, fantasques, charnels, sensuels, malicieux... Une diversité de plumes, des univers variés, des personnalités uniques qui nous ont enchantées ! Notre co-animation (Emmanuelle Jay & Christelle Mossière) a été un merveilleux privilège. Unir notre amitié et nos espaces professionnels respectifs (écriture, art-thérapie et archétypes érotiques) au service de cette première édition, ensemble, est un vrai succès qui nous donne l'envie de créer d'autres horizons communs. Merci à toutes et tous pour ce voyage au pays de l’éros, via l’écriture, deux sublimes sources de vie !
- L'inespéré, Anne Dufourmantelle
L'inespéré et la psychanalyse, Anne Dufourmantelle "Qu'est-ce que l'inespéré ? La figure la plus douce de l'inattendu, du hasard, de la rencontre ? Il prend racine dans l'espérance et la défait en même temps qu'il l'accomplit. L'inespéré est une qualité du réel. La plus violente peut-être. Est-ce la raison pour laquelle nous voulons à tout prix en éviter l'effraction ? Que m'arrive-t-il ? se demande-t-on parfois. Ainsi opère l'inespéré, il ne réalise pas une promesse, elle le déborde de toute part." Un extrait du livre : L'intelligence du rêve de Anne Dufourmantelle. L'inespéré et la psychanalyse La citation proposée interroge la notion d’inespéré : ce qui surgit sans avoir été prévu, ce qui échappe à toute anticipation. Elle l’associe au hasard, à la rencontre, à une effraction du réel qui bouleverse la continuité de l’existence. L’inespéré, dit le texte, prend racine dans l’espérance, mais la défait au moment même où il l’accomplit. En d’autres termes, il surgit en dehors de toute maîtrise, il surprend le sujet dans un espace qu’il croyait connu. C’est justement ce rapport à l’inattendu, au surgissement imprévisible, qui fait écho au champ de la psychanalyse. La psychanalyse s’est constituée autour de l’idée que l’humain n’est pas maître dans sa propre maison. Le sujet conscient n’est pas souverain ; il est traversé par l’inconscient, par des désirs, des fantasmes et des traumatismes qui échappent à sa volonté. De ce point de vue, la rencontre avec l’inespéré dans la citation ressemble à ce qui se produit dans l’expérience analytique : quelque chose advient qui ne correspond pas à ce que l’on attendait, qui surprend, qui dérange parfois, mais qui révèle une vérité enfouie. Anne Dufourmantelle Lorsque Anne Dufourmentelle écrit : « L’inespéré est une qualité du réel. La plus violente peut-être. », cela rappelle la conception lacanienne du réel comme ce qui fait irruption, ce qui ne peut être symbolisé totalement et qui déchire le tissu de nos représentations. Dans une cure psychanalytique, le sujet est régulièrement confronté à ces surgissements du réel : un lapsus, un rêve, une association libre qui dévoile une vérité insoupçonnée. Ces moments sont vécus comme des effractions – violentes parfois – car ils dépassent le cadre attendu d’une simple parole rationnelle. L’inespéré, tel que décrit dans la citation, « défait l’espérance en même temps qu’il l’accomplit ». Cela peut se comprendre en psychanalyse comme le paradoxe du désir. Le sujet espère une réponse, une guérison, une vérité définitive ; or ce qui surgit ne correspond jamais tout à fait à l’espérance initiale. L’inconscient livre ses vérités de manière détournée, souvent là où on ne les attend pas. L’inespéré vient alors déconstruire l’attente consciente, mais en l’accomplissant autrement : non pas en réalisant une promesse explicite, mais en produisant une vérité nouvelle, imprévisible. La question « Que m’arrive-t-il ? » évoquée dans le texte correspond exactement au moment où l’inconscient fait irruption. L’analysant, face à un souvenir refoulé qui remonte, ou face à une interprétation de l’analyste, peut être bouleversé par l’évidence qui s’impose : quelque chose d’inespéré advient et change sa perception de lui-même. Il ne s’agit pas d’une promesse réalisée, mais d’une révélation qui excède tout ce qui pouvait être prévu. Enfin, la citation affirme : « L’inespéré ne réalise pas une promesse, elle le déborde de toute part. » C’est ici que le parallèle avec la psychanalyse est le plus net. La cure analytique ne vise pas à réaliser un projet déjà fixé, ni à confirmer une attente du sujet. Elle l’expose à l’inattendu, à la découverte de ce qui le constitue profondément mais qu’il ignorait. L’inespéré psychanalytique, c’est la rencontre avec son propre inconscient, une rencontre toujours singulière, toujours surprenante, qui dépasse ce que l’on pensait trouver. Ainsi, la citation met en lumière une vérité centrale de la psychanalyse : l’humain n’est pas gouverné uniquement par sa volonté consciente. L’existence est traversée par des surgissements imprévisibles, violents parfois, mais porteurs de transformation. L’inespéré est cette effraction du réel qui révèle au sujet ce qu’il ne savait pas encore de lui-même. Comme dans la cure, il faut accepter de ne pas tout maîtriser, d’accueillir l’inattendu, pour que la parole et le désir puissent se déployer.
- Dire merci
Rituel de clôture pour les ateliers d'écriture ou les ateliers d'art-thérapie Dire merci…. Avec les yeux…. Avec le cœur…. Avec les mots…. Depuis que je suis enfant, c’est important pour moi. En fin d’atelier, de stage d’écriture ou d’art- thérapie ~ dans lesquels les moments de grâce envahissent l’espace ~ j’aime proposer cette consigne magique : écrivez des « je te souhaite…. » adressés à vous, aux groupes, à un participants. Aujourd’hui, chacun et chacune pouvaient écrire à chacun des membres du groupe. C’était très fort. Merci pour vos mots… encore un stage d’une grande intensité ! Le rituel de clôture : un temps essentiel en atelier d’écriture et d’art-thérapie Dans les ateliers d’écriture ou d’art-thérapie, le rituel de clôture occupe une place essentielle. Souvent discret, parfois symbolique, il marque pourtant un moment décisif : celui du passage entre l’espace créatif ou thérapeutique et le retour à la vie quotidienne. Loin d’être un simple détail organisationnel, ce temps de fin constitue une étape qui sécurise, valorise et donne sens à l’expérience vécue. Créer une transition symbolique Tout atelier, qu’il s’agisse d’écriture ou d’art-thérapie, ouvre une parenthèse singulière. Les participants y plongent dans un espace intime où s’expriment émotions, souvenirs, désirs ou imaginaires. Cet espace n’est pas celui du quotidien : il a ses règles, sa temporalité, sa liberté. Pour que cette immersion soit vécue en toute sécurité, il importe aussi de penser le retour. Le rituel de clôture joue précisément ce rôle de transition symbolique : il signale que l’atelier s’achève et que chacun peut se ré-ancrer dans sa réalité personnelle. Intégrer l’expérience vécue La création, qu’elle passe par les mots, la peinture, la musique ou le collage, mobilise intensément l’intériorité. Elle fait surgir des émotions parfois fortes, des découvertes inattendues ou des prises de conscience nouvelles. Si l’on quittait l’atelier brusquement, ce vécu resterait en suspens, comme une énergie non contenue. Le rituel de clôture permet d’intégrer ces expériences : un temps de respiration, de partage ou de silence qui aide à accueillir ce qui a émergé et à le déposer symboliquement. Valoriser le chemin parcouru La clôture est aussi un moment de valorisation. Elle reconnaît le travail accompli, quelle qu’en soit la forme ou l’avancée. En atelier d’écriture, cela peut être la lecture d’un extrait choisi, un mot partagé sur ce que l’on emporte avec soi, ou simplement le geste de refermer son cahier. En art-thérapie, cela peut passer par une contemplation collective des productions, une phrase qui résume le ressenti, ou un rituel gestuel qui marque la fin. Ce temps de reconnaissance nourrit l’estime de soi et donne une place à ce qui a été exprimé. Favoriser le lien au groupe Dans un cadre collectif, la clôture revêt une dimension relationnelle importante. Elle consolide le sentiment d’appartenance et de confiance. Partager un mot, un geste ou un regard permet de se quitter dans une atmosphère bienveillante. Le rituel crée une cohérence, il rassemble ce qui a été vécu ensemble et permet de se séparer sans rupture brutale. Ce lien, même éphémère, nourrit la mémoire du groupe et le désir de revenir. Quelques formes possibles Les rituels de clôture varient selon l’animateur, le cadre et la sensibilité des participants. Ils peuvent prendre des formes très simples – une minute de silence, une respiration collective, un mot écrit sur un papier que l’on garde ou que l’on dépose. Ils peuvent aussi être plus élaborés : une ronde de remerciements, un geste symbolique répété à chaque séance, une petite phrase rituelle prononcée ensemble. L’important n’est pas la forme mais la régularité et la cohérence : c’est cette répétition qui crée le sentiment de rituel. FAQ sur le rituel de clôture en atelier d’écriture et d’art-thérapie Pourquoi faire un rituel de clôture en atelier d’écriture ? Le rituel de clôture permet de marquer la fin de l’atelier et de sécuriser le retour au quotidien. Il aide les participants à intégrer leurs émotions, à valoriser leur chemin créatif et à donner un sens global à l’expérience. Quels sont les bienfaits d’un rituel de clôture en art-thérapie ? En art-thérapie, le rituel de clôture favorise l’apaisement, la reconnaissance du travail accompli et le sentiment de cohésion au sein du groupe. Il contribue à transformer l’expérience créative en un vrai levier de bien-être et de développement personnel. Quelles formes peut prendre un rituel de fin d’atelier ? Le rituel peut être très simple : une minute de silence, un mot écrit, un geste symbolique, un partage en groupe. Il peut aussi être plus élaboré, comme une ronde de remerciements, une lecture ou un petit rituel créatif répété à chaque séance. Comment intégrer un rituel de clôture dans ses propres ateliers ? Tout animateur d’atelier d’écriture ou d’art-thérapie peut mettre en place un rituel adapté à son cadre. L’essentiel est la régularité et la cohérence : la répétition du même rituel crée une continuité sécurisante et donne aux participants un repère symbolique fort.
- L’écriture thérapeutique et l’anorexie mentale
Les bienfaits de l'écriture pour accompagner l'anorexie mentale "L’écriture ne triche pas, ne trahit pas. Elle permet de penser les mots et de panser les maux. L'anorexie c’est souvent le mal-à-dire, et l’écriture devient alors la malle à dire , le coffre où l’on range ce qui étouffe pour lui donner la voix. L’écriture thérapeutique me permet de détourner et d’apprivoiser la maladie autrement." Ce sont les mots d'une de mes patientes, qui suit une thérapie par l'écriture . L’écriture thérapeutique : un outil de reconstruction face à l'anorexie mentale L’anorexie mentale est un trouble complexe, où le rapport au corps et à l’alimentation devient le théâtre d’une souffrance profonde. Dans ce combat silencieux, l’écriture thérapeutique peut offrir un espace de liberté, de compréhension et de reconstruction. Comment mettre des mots sur ce qui semble indicible ? Comment transformer l’écriture en allié pour retrouver un équilibre intérieur ? L’anorexie mentale : quand le corps parle à la place des mots L’anorexie mentale ne se résume pas à un simple refus de s’alimenter. C’est une expression de détresse psychique, souvent liée à un besoin de contrôle, à une image de soi déformée, ou à des émotions enfouies. Les personnes concernées vivent souvent un sentiment d’isolement, comme si leur souffrance était invisible ou incomprise. Dans ce contexte, l’écriture thérapeutique peut devenir un pont entre le silence et l’expression . Elle permet de donner une voix à ce qui est tu, de mettre en lumière les mécanismes internes et de créer un dialogue avec soi-même. L’écriture comme outil de réconciliation L’ écriture thérapeutique n’est pas un simple exercice littéraire : c’est un processus actif de reconnexion à soi. Voici quelques pistes pour l’intégrer dans un parcours de soin : Le journal émotionnel : Noter quotidiennement ses pensées, ses peurs et ses petites victoires permet de prendre du recul et d’identifier les schémas répétitifs. Par exemple, écrire sur les déclencheurs d’une crise d’angoisse liée à l’alimentation peut révéler des liens insoupçonnés avec des événements passés. La lettre à soi-même : Écrire une lettre à son « moi » d’hier, d’aujourd’hui ou de demain aide à reconnaître sa propre évolution et à cultiver la compassion envers soi. C’est aussi un moyen de dialoguer avec la partie « critique » qui alimente le trouble. Les métaphores créatives : Utiliser des images, des contes ou des poèmes pour décrire son vécu permet de contourner la censure interne. Par exemple, décrire l’anorexie comme un « monstre » ou un « gardien » peut aider à en comprendre le rôle protecteur (mais illusoire). Pourquoi suivre une thérapie par l'écriture ? La thérapie par l'écriture , encadrée par un professionnel formé, favorise : Une meilleure conscience de soi, Une réduction du stress, Un sentiment de maîtrise sur son récit personnel. Utilisée en complément d’autres approches (TCC, hospitalisation, etc.) la thérapie par l'écriture permet d'ancrer les prises de conscience et de se découvrir autrement. Les consignes d'écriture sont pensées spécifiquement pour chaque patiente fonction de son histoire. L’anorexie mentale est une épreuve qui touche l’identité dans son ensemble. L’écriture thérapeutique ne guérit pas à elle seule, mais elle offre un espace de respiration, un moyen de retrouver sa voix et de réécrire son histoire avec bienveillance. Je reçois dans mon cabinet à Paris et en ligne des personnes qui souhaitent suivre une thérapie par l'écriture en lien avec l'anorexie mentale. Écriture thérapeutique et troubles alimentaires à Paris Retrouver sa voix intérieure grâce aux mots L’écriture n’est pas qu’une activité créative ou littéraire. Elle peut devenir un outil puissant de reconstruction , notamment face à des troubles alimentaires comme l’anorexie mentale. À travers un accompagnement en écriture thérapeutique à Paris et en ligne , il est possible de renouer avec son corps, ses émotions et sa confiance en soi. Dans mon cabinet, je propose un espace où les mots deviennent des alliés pour mettre en lumière les ressentis souvent tus ou enfermés par la maladie. Écrire pour comprendre les troubles alimentaires Les troubles alimentaires, qu’il s’agisse d’ anorexie mentale, de boulimie ou d’hyperphagie , traduisent souvent une lutte intérieure profonde. Ils mettent en jeu le rapport au corps, mais aussi au monde et aux relations. L’écriture thérapeutique permet de : Exprimer l’indicible : mettre des mots sur des sensations corporelles ou des émotions complexes. Clarifier les pensées : sortir de la spirale mentale qui enferme. Se relier à soi : retrouver une voix personnelle qui dépasse la maladie. L’écriture thérapeutique face à l’anorexie mentale L’anorexie mentale est l’un des troubles alimentaires les plus marqués par le silence et le contrôle. Derrière le symptôme, il y a souvent un besoin profond : reprendre du pouvoir sur son corps et sur sa vie . L’écriture devient alors : un espace sûr pour déposer ses peurs, ses colères ou ses doutes ; un exercice de liberté face aux contraintes imposées par la maladie ; une pratique douce et non jugeante pour explorer ce qui se cache derrière les comportements alimentaires. À travers des consignes d’écriture adaptées, je propose d’ouvrir des chemins pour transformer le rapport à soi et amorcer un processus de réconciliation intérieure. Accompagnement anorexie par l’écriture à Paris L’accompagnement que je propose s’adresse à toute personne souhaitant explorer un chemin parallèle à un suivi médical et psychologique . L’écriture n’est pas un traitement, mais elle offre un soutien complémentaire qui peut aider à : Se réapproprier son vécu au-delà du prisme de la maladie. Retrouver de la souplesse psychique grâce aux mots. Exprimer ce qui reste bloqué dans le dialogue avec les proches ou les soignants. Les séances se déroulent à Paris , dans un cadre sécurisant, ou en ligne , pour celles et ceux qui préfèrent écrire depuis chez eux. Comment se déroule une séance d’écriture thérapeutique ? Chaque séance est construite autour de consignes personnalisées , selon votre parcours et vos besoins. Nous définissons ensemble un thème d’écriture lié à ce que vous traversez. Vous écrivez librement, dans un temps protégé. Nous explorons ensemble le texte : les images, les émotions, les pistes de transformation. Il ne s’agit pas de juger la qualité littéraire, mais d’accueillir la parole brute et sincère qui se dépose sur le papier. Pourquoi choisir l’écriture thérapeutique pour les troubles alimentaires ? Contrairement à d’autres approches, l’écriture thérapeutique : ne demande pas de parler immédiatement de ce qui est douloureux ; respecte le rythme de chacun·e ; ouvre un dialogue intérieur qui peut préparer ou soutenir d’autres formes de thérapie. Elle devient un outil de pacification : un lieu où déposer, relire, transformer. Écriture thérapeutique pour troubles alimentaires à Paris et en ligne : un espace pour vous Que vous soyez en plein parcours de soin pour l’anorexie mentale ou d’autres troubles alimentaires, ou que vous cherchiez simplement un lieu d’expression : À Paris , je vous accueille dans mon cabinet. En ligne , les séances se déroulent avec la même attention et confidentialité, pour que l’écriture s’intègre dans votre quotidien. Se reconstruire par les mots L’anorexie et les troubles alimentaires ne définissent pas une personne. Derrière le symptôme, il y a une histoire, une sensibilité, une richesse. L’écriture thérapeutique ouvre un chemin pour retrouver une identité plus vaste que la maladie . Chaque mot écrit devient une pierre de reconstruction .Chaque texte ouvre une fenêtre sur la liberté . En savoir plus Si vous souhaitez explorer l’écriture thérapeutique à Paris ou en ligne , je vous invite à me contacter. Ensemble, nous pourrons voir comment les mots peuvent devenir des alliés dans votre parcours de transformation .
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