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- Psychoboxe, indications et dispositif thérapeutique
Des consultations de psychoboxe à Paris A l'occasion de la sortie de mon article : Quand la boxe rencontre la psychanalyse, un abécéadaire de la psychoboxe, paru dans Les cahiers de l'Actif , n°584-585, je reviens sur les indications possibles dans ce dispositif pensé par Richard Hellbrunn . A qui s'adresse la psychoboxe ? Personnes présentant des comportements violents Victimes de violences Adolescents à la recherche de leur limite Traumastimes extrêmes du parcours migratoire Polytraumatismes Troubles anxieux ou dépressifs Colère, rage, agressivité Personnes souhaitant suivre une psychothérapie psychocorporelle en lien avec ce qui fait violence en elles. Avec mon collègue César Schinner, nous recevons en cabinet libéral, en partenariat avec des associations et des institutions en particulier pour l'accompagnement des traumatismes du parcours migratoire. Télécharger l'article ici : La psychoboxe est une approche psychocorporelle qui associe l’univers de la boxe et celui de la psychanalyse. Ce dispositif, pensé par Richard Hellbrunn, permet de travailler sur ce qui fait violence à l’intérieur de soi comme à l’extérieur. À travers des mises en mouvement, elle ouvre un espace thérapeutique pour accueillir, canaliser et transformer des émotions intenses. À qui s’adresse la psychoboxe ? La psychoboxe peut concerner différentes personnes en quête d’un accompagnement spécifique à Paris ou en ligne : Les personnes présentant des comportements violents Les victimes de violences physiques ou psychologiques Les adolescents en recherche de leurs limites Les personnes ayant vécu des traumatismes liés au parcours migratoire Les polytraumatisés Les personnes souffrant de troubles anxieux ou dépressifs Celles traversées par la colère, la rage ou l’agressivité Toute personne souhaitant entreprendre une psychothérapie psychocorporelle en lien avec ce qui fait violence en elle Psychoboxe et accompagnement thérapeutique à Paris La psychoboxe se situe à la croisée du corps et de la parole : elle permet à chacun de mettre en jeu ses émotions, de retrouver une puissance d’agir et de transformer l’énergie contenue en une force constructive. Si vous souhaitez en savoir plus ou expérimenter ce dispositif, n’hésitez pas à me contacter . Les séances se déroulent à Paris, dans un cadre sécurisant et adapté à vos besoins.
- La thérapie existentielle selon Irvin Yalom
Dans cet article, je partage quelques réflexions inspirées par la lecture du livre « L’art de la thérapie » d’Irvin Yalom. Son approche existentielle m’a profondément touchée, tant elle résonne avec ma propre manière d’accompagner mes patient·es. La thérapie existentielle selon Irvin Yalom : une source d’inspiration vivante La lecture du livre « L’art de la thérapie » d’Irvin Yalom m’a passionnée. Je me sens particulièrement proche de son éthique thérapeutique. Voici quelques points et extraits qui m’ont marquée : Un pluralisme méthodologique Irvin Yalom prône « un pluralisme méthodologique dans lequel interviennent différentes approches thérapeutiques » . C’est aussi mon cas. De par mon expérience et mes formations, je m’appuie sur divers modèles et plusieurs théories pour accompagner mes patientes selon leur demande et leurs besoins. En étant bénévole chez SOS amitié, j’ai appris à écouter sans jugement qu’ils soient positifs ou négatifs. En suivant le master de psychanalyse, j’ai affiné mon écoute de l’inconscient. Dans les différentes formations au travail du rêve que j’ai suivi, j’ai découvert la synergie des approches de Jung, de Freud, des artistes, du symbolisme. Enfin, ma formation initiale dans les médiations m’a démontré que la créativité est constitutive des processus de la thérapie. L’approche dynamique de l’inconscient L’approche « dynamique » m’a particulièrement interpellée. Yalom en donne une définition essentielle : « Laissez-moi développer cette définition laconique en éclairant l'expression « approche dynamique ». […] j'utilise le terme « dynamique » dans son sens technique, qui conserve l'idée de force, mais est fondé sur le modèle freudien de fonctionnement psychique, postulant que les forces en conflit au sein d'un individu engendrent les pensées, les émotions et le comportement dudit individu. De plus - et c'est un point crucial - ces forces en conflit existent à plusieurs niveaux de conscience ; en fait, certaines sont entièrement inconscientes. » . Dans mon cabinet, l’écoute des manifestations et des expressions de l’inconscient, que ce soit dans la parole ou dans l’écriture, sont essentielles. Je n’écoute pas seulement le contenu, mais je suis attentive aux processus. Créer sa propre méthode Je trouve formidable qu’Irvin Yalom invite les thérapeutes à découvrir leur propre méthode : « J'espère qu'ils découvriront [les thérapeutes] leur propre méthode créative pour adapter et appliquer à leur situation ce que j'ai moi-même appris ». Le partage est fécond et voué à être intégré par chacun·e dans sa pratique. Cette invitation à la créativité dans la thérapie se retrouve également dans ce passage duquel je me sens très proche : « Dans son autobiographie, Jung met en avant le caractère unique du monde intérieur de chaque patient et de son langage, unicité qui demande au thérapeute d'inventer une nouvelle approche pour chacun d'entre eux. Il est possible que j’attache trop d'importance à ce point, mais je crois que la crise actuelle de la psychothérapie est tellement grave, et la spontanéité du thérapeute à ce point menacée qu'un changement radical s'impose. Nous devons même aller plus loin : le thérapeute doit s'efforcer de créer une nouvelle thérapie pour chaque patient ». C’est exactement ce dont il s’agit dans le travail de la médiation. Chaque consigne d’écriture et chaque jeu de boxe (boxe-thérapie) sont pensés sur mesure fonction de la demande ou du symptôme. Cette créativité, qui fait partie intégrante de ma pratique, est une source constante d’enrichissement. Se méfier des diagnostics Au sujet du diagnostic, sa position est très claire : « Pour commencer, la psychothérapie repose sur un processus de dévoilement graduel par lequel le thérapeute cherche à connaître le patient aussi complètement que possible. Un diagnostic limite la vision ; il diminue la capacité d'établir un rapport à l'autre en tant que personne. » Il me semble aussi important de ne pas enfermer le patient (ou notre écoute) dans un diagnostic car : « Une fois le diagnostic établi, nous avons tendance à rejeter sélectivement les caractéristiques du patient qui ne correspondent pas à ce diagnostic particulier, et parallèlement à donner trop de poids aux aspects mineurs qui paraissent confirmer l'analyse initiale. En outre, un diagnostic peut se transformer en prophétie autoréalisatrice. » . Une mise en garde bien précieuse. Aimer les questions Autre point qui me parle : aimer les questions, plus que les réponses ;) « Soyez patient en face de tout ce qu'il y a d'irrésolu dans votre cœur et essayez d'aimer les questions elles-mêmes. » Quelle sagesse ! Le « point d’urgence » en séance Au sujet du déroulement des séances, Irvin Yalom suggère d’aller chercher « le point d’urgence ». En parlant de Jung il écrit : « Il incite les patients à commencer la séance par son « point d'urgence » (selon Mélanie Klein) et à explorer, en creusant de plus en plus profondément, les sujets importants qui surgissent au fur et à mesure. Quels sujets ? Peut-être un sentiment éprouvé pour le thérapeute, un point qui a émergé à la suite d'une séance… » Cette lecture m’a nourrie autant professionnellement que personnellement. Elle nous encourage à rester à l’écoute, créatif et engagé pour une thérapie vivante, profondément humaniste. Une lecture inspirante pour tout praticien... ou tout curieux de l’âme humaine. Une lecture qui nourrit la pratique et l’humain L’art de la thérapie est plus qu’un livre : c’est une invitation à garder une posture vivante, engagée et créative. La thérapie existentielle d’Irvin Yalom nous rappelle qu’il s’agit avant tout d’une rencontre humaine, nourrie par le respect, la créativité et l’écoute profonde.
- Le divan du psychanalyste
Pourquoi utilise-t-on un divan en psychanalyse ? Voici une délicieuse lecture dans laquelle s’ouvrent les cabinets, les bureaux, les « chez moi », les lieux d’être, les lieux d’écoute, les lieux de vie(s)…. Autant de lieux hors normes… et de paroles qui nourrissent l’esprit. Pourquoi utilise-t-on un divan en psychanalyse ? Faciliter la parole libre Allongé sur le divan, le patient n’est pas distrait par le regard de l’analyste. Il peut alors laisser venir ses pensées plus librement, sans chercher à contrôler ou à plaire. Favoriser l’association d’idées Le divan crée une position de détente propice au flot des associations. Les souvenirs, images ou mots surgissent plus spontanément, révélant l’inconscient dans toute sa richesse. Installer une autre relation En étant derrière le patient, l’analyste occupe une place discrète. Cela met en scène une relation singulière où l’essentiel n’est pas le face-à-face, mais le travail intérieur et symbolique du sujet.
- Boxer / É-cri-re
Boxe-thérapie boxe-écriture à Paris Usage des cartes à gratter en boxe-écriture / boxe-thérapie ce matin. Traduire le mouvement et l’énergie ou un concept dans une image qui devient support de parole. C’était très riche. Boxer / É- cri - RE Quand l’écriture libère le cri Un cri contenu Le cri étouffé par la peur, la honte ou la contrainte trouve dans l’écriture une issue. Les mots deviennent un canal discret pour dire l’indicible, sans bruit mais avec toute la force de l’émotion. Du hurlement au langage En se transformant en phrases, le cri brut se métamorphose en récit. L’écriture lui offre une structure, une signification, et permet de passer de la douleur brute à une expression partageable. Une libération silencieuse Écrire le cri, c’est le faire sortir de soi sans éclats destructeurs. Sur la page, il se déploie librement, s’apaise, et devient une trace qui témoigne, qui soulage et qui ouvre à la reconstruction.
- Atelier d'écriture accompagnement du deuil
Atelier d'écriture accompagnement du deuil à Paris En mai, nous avons exploré le thème LES DOULEURS (DU CORPS). Un sujet difficile… mais incroyablement riche. Une fois encore, l’écriture a ouvert un espace pour explorer les émotions, leurs ambivalences, et porter un regard nouveau sur ce qui fait mal — dedans, dehors. Un grand merci à l'association Empreines accompagnement du deuil pour ces moments d'une grande intensité dans le partage. « Écrire, c’est parfois remettre de l’air là où ça serre. » Desserrer l’étau des émotions Lorsque les sentiments deviennent trop lourds ou trop confus, écrire permet de les déposer hors de soi. Les mots ouvrent une brèche, ils créent un espace respirable. Ce qui oppressait à l’intérieur trouve une forme à l’extérieur, et l’étau des émotions se desserre. Ouvrir des fenêtres sur l’invisible Mettre en mots, c’est rendre visible ce qui restait enfoui. L’écriture agit comme une fenêtre qui s’entrouvre : elle laisse entrer un souffle nouveau, une lumière capable de réorganiser le chaos intérieur. Là où tout semblait fermé, elle réintroduit la circulation de l’air. Redonner souffle et mouvement Écrire ne se limite pas à évacuer ; c’est aussi une manière de se réapproprier son souffle vital. Les phrases deviennent respiration, le rythme des mots accompagne le rythme du corps. Ainsi, l’écriture redonne mouvement et énergie, là où l’immobilité et la tension dominaient. Souvenir d'atelier
- Psychanalyse du feu - Gaston Bachelard
Un cabinet de psychanalyse à Paris Centre - Le Marais La pensée de Gaston Bachelard - philo et psychanalyse « L'imagination n'est pas, comme le suggère l'étymologie, la faculté de former des images de la réalité ; elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui chantent la réalité. [...] La vraie poésie est une fonction d’éveil. » Quel plaisir de relire Gaston Bachelard. Le travail du philosophe Gaston Bachelard sur les quatre éléments (l’eau, le feu, l’air, la terre) s’inscrit dans sa réflexion plus large sur l’imagination poétique et la philosophie de l’imaginaire. Il a consacré plusieurs ouvrages à chacun de ces éléments, où il explore leur présence dans la poésie, la littérature et la rêverie. Un régal ! 🔥 Le Feu Ouvrage : La psychanalyse du feu (1938) Bachelard y analyse les représentations symboliques et affectives du feu dans la culture et la poésie. Il critique les explications scientifiques réductrices du feu et préfère une approche phénoménologique et imaginaire. Il montre que le feu fascine, réchauffe, détruit, purifie — il est ambivalent, source de rêve et de peur. Le feu est lié au désir, à l’intimité, et même à l’érotisme. 💧 L’Eau Ouvrage : L’eau et les rêves (1942) L’eau est associée à la fluidité, à la rêverie, à la féminité, à la mort douce et au retour à l’origine. Elle invite à une imagination passive, à la contemplation et à la mélancolie. Bachelard distingue plusieurs formes d’eau : eau courante, eau dormante, eau profonde, pluie, mer… Il voit dans l’eau un élément propice à l’introspection poétique. 🌬️ L’Air Ouvrage : L’air et les songes (1943) L’air est l’élément du souffle, du vent, du vol, du vertige et de l’élévation. Il correspond à une imagination dynamique, active et légère. Bachelard explore le thème du vol poétique, du rêve de légèreté, de l’aspiration spirituelle. Il met en lumière la poésie de l’air chez des auteurs comme Shelley, Poe, Rilke… 🌍 La Terre Ouvrage : La Terre et les rêveries du repos (1948) et La Terre et les rêveries de la volonté (1948) Bachelard y distingue deux tendances de l’imaginaire terrestre : une t erre stable, rassurante (repos), et une terre lourde, que l’on travaille ou conquier t (volonté). La terre est liée à la solidité, au refuge, à la ténacité, mais aussi à l’enfouissement, au silence. Elle évoque les profondeurs de l’inconscient, la mémoire archaïque, les racines.
- E-book, écrire la colère, les regrets, la vengeance
Des consignes d'écriture sur le thème de la colère - gestion des émotions La série des e-books “ Écrire et faire écrire ” est destinée à toutes celles et ceux qui souhaitent écrire ou faire écrire pour découvrir l'art-thérapie par l'écriture, pour trouver de nouvelles inspirations , pour découvrir de nouvelles consignes ou tout simplement pour commencer une introspection par l'écriture. Ce troisième volet est dédié au thème de la colère, de la vengeance et des regrets. Ce sont des thèmes que j'ai appris à travailler avec mes patient·es, et tant que boxe-thérapeute, ce sont des émotions que je connais bien. J'ai pris plaisir à imaginer ces consignes pour vous proposer dans cet e-book 5 séances d’écriture destinées à explorer des émotions en apparence sombres et qui pourtant conduisent à beaucoup de lumière. Il s'agit de séances que j'ai donné dans mon cabinet. Chaque séance comporte plusieurs consignes. Toutes les consignes sont suivies de perspectives de relecture, à l'image des temps d'échanges que je propose dans le cabinet. Les séances peuvent se faire plusieurs fois. Les cinq thèmes sont : Le cri / La colère / Les regrets / La vengeance / La résilience 80 pages - 5 séances - des perpectives de relecture - des références de jeux et de lectures pour écrire et faire écrire. Écrire la colère La colère est une émotion universelle, puissante, souvent dérangeante. Elle surgit comme une vague, envahit le corps, trouble la pensée, déborde parfois en gestes ou en paroles que l’on regrette ensuite. Trop souvent, elle est perçue comme négative, à contenir ou à taire. Pourtant, la colère est aussi un signal, une force vitale, un mouvement de protection face à ce qui blesse ou menace. L’**écriture** offre un espace privilégié pour accueillir, exprimer et transformer cette émotion sans danger pour soi ni pour les autres. Dire ce qui brûle Écrire la colère, c’est d’abord s’autoriser à la nommer. Plutôt que de la laisser enfouie ou de la subir dans le silence, on lui donne une voix, une forme, un langage. Le papier devient un lieu sûr où tout peut être dit : insultes, cris, reproches, larmes muettes. La feuille n’a pas peur de l’excès, elle ne juge pas. Ce geste permet déjà un soulagement : déposer ce qui brûle en soi, au lieu de l’accumuler jusqu’à l’explosion. Le corps dans les mots La colère est profondément corporelle : le cœur s’accélère, les poings se crispent, la respiration se bloque. Lorsque l’on écrit, ce corps en tension trouve une traduction symbolique. Le stylo qui gratte vite, les phrases courtes, les mots répétés traduisent physiquement l’intensité. Même la graphie – lettres appuyées, traits pressés – témoigne de cette énergie. En écrivant, le corps décharge autrement ce qu’il contenait : l’encre remplace le cri, le rythme des phrases devient exutoire. Comprendre ce qui se cache Mais écrire la colère, ce n’est pas seulement vider son trop-plein. C’est aussi ouvrir un espace de compréhension. Derrière la colère se logent souvent d’autres émotions : la peur, la tristesse, le sentiment d’injustice ou d’abandon. En relisant ses mots, on découvre parfois que la rage contre quelqu’un dissimule la peur de perdre, ou que l’exaspération traduit un profond sentiment de non-reconnaissance. L’écriture agit alors comme un décodeur : elle révèle ce qui, sous la colère, demande à être entendu. Transformer l’énergie Une fois reconnue et comprise, la colère peut devenir une force de transformation. Elle n’est plus seulement destructrice : elle devient un moteur. Écrire permet de réorienter son énergie. Certains transforment leur colère en poésie, d’autres en lettres jamais envoyées, d’autres encore en récits inventés où le personnage agit à leur place. La colère, au lieu de s’épuiser en cris ou en gestes irréversibles, se métamorphose en création. Dans le cadre thérapeutique, cet usage de l’écriture ouvre des perspectives précieuses : il autorise l’expression de ce qui semblait interdit, il favorise la prise de conscience des besoins insatisfaits, et il permet d’imaginer de nouvelles réponses. Loin d’étouffer la colère, l’écriture lui offre un espace où elle se déploie, se comprend et se transforme. Une pratique libératrice Écrire la colère, c’est donc accepter d’entrer dans le feu de l’émotion sans se brûler. C’est lui donner un langage pour qu’elle ne reste pas enfermée. C’est aussi se réconcilier avec elle : reconnaître qu’elle est une énergie vitale, un cri de survie, une force qui appelle au changement. En fin de compte, écrire la colère n’est pas seulement un exutoire : c’est une voie de connaissance et de libération. En apprenant à la déposer sur la page, chacun peut découvrir en elle non pas un ennemi à fuir, mais une alliée pour avancer, se protéger et se transformer.
- La correspondance amoureuse
La correspondance amoureuse pour travailler son lien au désir Mes plus chaleureux remerciements à La machine à écrire magazine pour leur confiance renouvelée. Je suis ravie de partager cet article consacré à La Correspondance Amoureuse — un thème qui mêle intimité, écriture et créativité. A retrouver dans la rubrique Qui suis-je de mon site. La correspondance amoureuse pour travailler son lien au désir La correspondance amoureuse occupe une place singulière dans l’histoire des relations humaines. Avant l’ère des messages instantanés, écrire une lettre à l’être aimé impliquait un temps de réflexion, de mise en mots, d’attente et de réponse. Ce rituel de l’écriture épistolaire, loin de disparaître, peut encore aujourd’hui constituer un espace privilégié pour explorer et travailler son rapport au désir. Désir et écriture : une temporalité particulière Écrire une lettre amoureuse suppose d’accepter le temps du détour. Contrairement à la parole immédiate ou au message rapide, la correspondance crée un espace d’anticipation. Le désir ne se consomme pas sur-le-champ : il se déploie dans l’écart, dans l’attente de la réponse, dans la relecture des mots envoyés ou reçus. Cette temporalité lente nourrit l’imaginaire, ouvre un espace de rêverie et donne au désir la possibilité de se dire autrement que dans la seule rencontre physique. En psychologie, le désir se définit comme un mouvement, une tension vers l’autre ou vers un objet. La correspondance amoureuse, en différant la satisfaction immédiate, permet de mieux éprouver cette dynamique. Elle apprend à habiter l’attente, à savourer l’élan plutôt qu’à chercher la possession. Dire son désir, se découvrir Écrire une lettre amoureuse, c’est aussi accepter de se dévoiler. Les mots posés sur la page ne se limitent pas à décrire l’autre : ils révèlent celui qui écrit, ses élans, ses peurs, ses manques. La correspondance devient un miroir du désir : elle met en lumière non seulement ce que l’on projette sur l’autre, mais aussi ce que l’on porte en soi. Cet exercice d’énonciation favorise la connaissance de soi. Comment j’exprime mon désir ? Avec pudeur, avec intensité, avec poésie, avec hésitation ? Quels mots choisis-je pour parler de mon manque, de mon plaisir, de mon rêve ? La correspondance amoureuse devient alors un terrain d’expérimentation où l’on apprend à mettre en langage ce qui, souvent, reste indicible. La rencontre différée Dans la correspondance, la rencontre avec l’autre est toujours différée. Ce temps suspendu permet d’élaborer des scénarios, de fantasmer, de nourrir une intensité qui dépasse le réel. Plutôt que de réduire le désir, cette distance le travaille, le déplace, le sublime. Du point de vue thérapeutique, cette médiation peut être précieuse. Elle aide à distinguer le désir de la consommation immédiate et rappelle qu’il est d’abord un espace de représentation, d’imagination, de projection. Dans la lettre, l’autre est présent et absent à la fois : il devient figure intérieure, interlocuteur intime avec qui l’on dialogue autant qu’avec soi-même. Un travail symbolique du lien La correspondance amoureuse invite à explorer le lien au désir sous un angle symbolique . Le papier, l’encre, le style choisi, tout participe à cette mise en scène. Écrire, c’est déjà créer une forme d’offrande, un don de mots qui matérialise l’élan amoureux. Recevoir une lettre, c’est accueillir ce don et y répondre, dans une circulation qui structure la relation. Ce rituel inscrit le désir dans une narration. Il permet de le relire, de l’archiver, de le transformer. Ainsi, la correspondance amoureuse devient un outil de travail psychique : elle offre un cadre où l’on peut apprivoiser son désir, mieux comprendre sa dynamique et l’habiter avec plus de conscience. En somme, la correspondance amoureuse est bien plus qu’un échange romantique. Elle constitue une **pratique d’écriture thérapeutique** qui aide à explorer le lien au désir : elle apprend à habiter l’attente, à mettre en mots l’élan intérieur et à construire une relation symbolique avec l’autre et avec soi-même.
- Littérature et psychologie
Santé psychique et littérature Un livre comme je les aime : ni manuel de littérature, ni manuel diagnostique, mais un ensemble de chapitres accessibles et passionnants qui poussent à réfléchir autant qu’à ressentir. Les liens entre écriture, lecture et psychologie sont ici remarquablement démontrés. Les liens entre écriture, lecture et psychologie L’écriture et la lecture ne sont pas seulement des compétences scolaires ou des outils de communication. Elles sont des pratiques profondément liées au psychisme humain, capables d’éclairer nos fonctionnements intérieurs, de soutenir notre équilibre émotionnel et d’accompagner des processus de transformation. La psychologie, en tant que science de l’âme et de la subjectivité, trouve dans ces deux activités un terrain fertile où observer, comprendre et parfois soigner. Écrire : mettre en mots pour se rencontrer L’écriture est une manière privilégiée d’entrer en relation avec soi. Écrire, c’est donner forme aux pensées diffuses, aux émotions parfois informulées, aux souvenirs fragmentés. En ce sens, l’écriture agit comme un miroir psychique : elle projette à l’extérieur ce qui se vit à l’intérieur. En psychologie, cette fonction projective est essentielle. Elle permet de mettre à distance une expérience douloureuse, de clarifier un ressenti confus, ou encore de transformer une mémoire traumatique en récit structuré. Les thérapies par l’écriture, largement étudiées, ont montré qu’écrire sur ses émotions favorise la régulation affective, diminue l’anxiété et aide à intégrer des événements difficiles. L’écriture mobilise également des mécanismes cognitifs liés à l’organisation du langage et de la pensée. En structurant un texte, le sujet apprend à structurer sa propre expérience. En choisissant ses mots, il devient acteur de son histoire. Lire : accueillir la parole de l’autre La lecture, complémentaire de l’écriture, est une plongée dans l’univers d’autrui. Lire, c’est se laisser toucher par les mots de quelqu’un d’autre, par ses images, ses émotions, ses visions du monde. Sur le plan psychologique, cette expérience favorise l’**empathie** : en entrant dans la peau d’un personnage ou en partageant la voix d’un auteur, le lecteur élargit son champ d’expérience et développe sa capacité à comprendre d’autres subjectivités. La lecture agit aussi comme un support de symbolisation. Les histoires offrent des métaphores qui permettent d’exprimer l’indicible, de se reconnaître dans des figures imaginaires ou de trouver un sens là où la réalité paraît trop brute. En psychologie, les contes, récits ou poèmes sont parfois utilisés comme médiateurs thérapeutiques, car ils offrent aux patients des images dans lesquelles projeter et explorer leur vécu. Un va-et-vient fécond Écriture et lecture ne sont pas des pratiques séparées, mais un dialogue permanent. Lire nourrit l’écriture : les mots rencontrés inspirent, résonnent et ouvrent de nouvelles voies d’expression. Écrire, en retour, enrichit la lecture : celui qui a éprouvé la difficulté de mettre en mots comprend mieux la valeur et la densité des textes des autres. Ce va-et-vient crée un espace psychologique où l’individuel et le collectif se rejoignent. En écrivant, on trace son chemin singulier ; en lisant, on s’inscrit dans une communauté symbolique qui relie les expériences humaines. Une fonction psychologique universelle Au croisement de l’intime et du culturel, écriture et lecture participent à la construction de l’identité psychique. Elles permettent de se dire, de se comprendre et de s’ouvrir à l’altérité. Elles offrent des moyens de résilience face aux blessures, des outils de connaissance de soi, et des espaces de créativité. Ainsi, les liens entre écriture, lecture et psychologie révèlent une vérité fondamentale : les mots sont bien plus que des signes. Ils sont des lieux de passage entre le dedans et le dehors, entre soi et l’autre, entre la souffrance et le sens.
- L’empouvoirement par les mots
Retrouver confiance en soi grâce à l'écriture Dans mon cabinet d’écriture-thérapie, j’accompagne celles et ceux qui veulent reprendre le pouvoir, un mot à la fois. Ici, l’écriture n’est pas un simple exutoire : c’est un entraînement intérieur, une discipline de l'esprit. Explorer sa combattivité, entendre la colère, la transformer en respect, découvrir sa puissance, mobiliser ses ressources, developper ses réflexes. Les consignes d'écriture pensées sur mesure pour chacun·e offrent des leviers de transformation. Pour nourrir ces explorations, je m’appuie souvent sur des figures de boxeuses. L’une de celles qui m’a le plus marquée est Ronda Rousey , championne de judo et de MMA, dont l’autobiographie Pourquoi je me bats est une leçon de survie, de volonté, et de feu intérieur. En lisant ce livre, j’ai eu envie de proposer plusieurs consignes d’écriture inspirées par son vocabulaire, ses mantras, son histoire, pour répondre aux demandes d'exploration des thèmes comme la rage, la résilience, la puissance, l'empouvoirement. Ces exercices d'écriture vise à réveiller cette part invincible en nous, qui nous porte et nous transporte pour vaincre... le plus souvent sur nous-même. Car, comme Ronda Rousey le rappelle : "Tu n’es pas fini(e) tant que tu n’as pas décidé de l’être." Et parfois, c’est l’écriture qui nous en convainc. Découvrir mon e-book Écrire et faire écrire : la colère, les regrets, la vengeance. En savoir plus sur l’écriture thérapeutique L’écriture est un outil puissant pour explorer vos émotions, mieux vous connaître et accompagner votre développement personnel. Je propose, en tant qu’ art-thérapeute et spécialiste de l’écriture thérapeutique à Paris et en ligne, des ateliers et formations adaptés à vos besoins. Que vous soyez débutant ou déjà engagé dans une pratique d’écriture, je vous accompagne pour mettre des mots sur vos ressentis, libérer votre créativité et favoriser votre équilibre émotionnel. Pour en savoir plus ou vous inscrire à un atelier ou une formation, contactez-moi ( ej.therapeute@gmail.com ) et commençons ensemble votre parcours sur mesure.
- L'imagination
Les trois pouvoirs de l'écriture thérapeutique L’écriture n’est pas seulement un outil de communication ou de création littéraire. Elle peut devenir un espace de soin, une voie de connaissance de soi et un levier de changement profond. L’ écriture thérapeutique repose sur une pratique simple – prendre le temps de déposer ses mots sur le papier – mais ses effets peuvent être puissants. Trois pouvoirs la caractérisent particulièrement : le pouvoir de l’introspection, le pouvoir de la compréhension et le pouvoir de la transformation. 💭 Et si imaginer, c'était oser voir autrement ? Le pouvoir de l’introspection Écrire, c’est d’abord se tourner vers soi. Dans le silence qui entoure la page blanche, chacun peut s’autoriser à plonger dans son monde intérieur. Les pensées qui se bousculent trouvent une forme, les émotions parfois confuses prennent consistance. L’écriture agit comme un miroir intime : elle reflète les sensations, les blessures, les désirs et les peurs. Cet acte d’introspection a quelque chose de libérateur. Là où la parole orale peut être retenue par la crainte du jugement ou par la rapidité de l’échange, l’écriture offre le temps de se dire sans contrainte. Elle permet de nommer l’indicible, de laisser émerger des souvenirs enfouis ou des émotions trop longtemps contenues. Ce premier pouvoir, celui de l’introspection, consiste à se rencontrer soi-même, à reconnaître son univers intérieur et à lui donner une place. Le pouvoir de la compréhension Mais écrire ne se limite pas à exprimer. Une fois les mots déposés, il devient possible de les relire, de les observer avec un léger recul. C’est là qu’intervient le second pouvoir de l’écriture thérapeutique : le pouvoir de la compréhension. Les phrases écrites révèlent des liens invisibles : des répétitions de thèmes, des métaphores spontanées, des contradictions qui témoignent de conflits intérieurs. L’écriture permet ainsi de mettre de l’ordre dans le chaos mental, de clarifier une situation, d’identifier les sources d’une souffrance ou d’un blocage. En rendant visible ce qui était diffus, elle ouvre la voie à une meilleure connaissance de soi. La compréhension ne consiste pas à juger mais à éclairer. Elle donne une forme intelligible à ce qui, jusque-là, semblait obscur. En cela, l’écriture thérapeutique agit comme une lampe que l’on allume dans les zones d’ombre de la psyché : elle rend possible une lecture nouvelle de son propre vécu. Le pouvoir de la transformation Enfin, l’écriture thérapeutique possède un troisième pouvoir, sans doute le plus décisif : celui de la transformation. Écrire ne se contente pas de refléter ou d’expliquer, mais crée la possibilité de changer. Nommer une douleur, c’est déjà commencer à la traverser ; exprimer une peur, c’est la rendre moins menaçante ; reformuler une histoire, c’est se donner le droit d’en inventer une autre suite. La transformation peut être subtile – un apaisement, une prise de conscience – ou plus radicale, lorsqu’elle permet de poser de nouveaux choix de vie. En inscrivant sur la page un récit différent, le sujet devient acteur de son histoire. L’écriture ne guérit pas à elle seule, mais elle soutient le processus de résilience en offrant un terrain d’élaboration et de créativité.
- Un atelier boxe et écriture
Découvrez l'atelier boxe et poésie ! Dernier atelier de la saison ! En extérieur, avec les corneilles et la vue sur le lac. Écrire et boxer.... boxer et écrire... pour mettre le corps en mouvement et retrouver la confiance. Se rencontrer et rencontrer l'autre. Écrire et boxer… boxer et écrire : le mouvement du corps pour retrouver la confiance Écrire et boxer. Deux gestes qui paraissent éloignés, presque contradictoires : d’un côté, l’intériorité silencieuse du mot ; de l’autre, l’explosion physique du coup. Pourtant, mis en dialogue, ils ouvrent un même chemin : celui du mouvement, de la confiance retrouvée, de la rencontre avec soi et avec l’autre. Le corps en mouvement Boxer, c’est mettre son corps en action, réveiller la force qui sommeille, sentir la pulsation vitale circuler à travers les muscles et le souffle. Le ring, même symbolique, devient un espace d’expérimentation où l’on explore ses réflexes, ses défenses, sa puissance. Écrire, à sa manière, est aussi un geste corporel : la main qui trace, le rythme qui s’installe, la pensée qui se dépose sur la page comme un pas posé au sol. Dans les deux cas, il s’agit de sortir de l’immobilité, de rompre le gel des peurs ou des doutes. Quand le corps bouge, l’esprit suit. Le mouvement de boxer prépare le mouvement d’écrire. L’un active l’énergie brute, l’autre l’oriente vers une élaboration symbolique. Ensemble, ils forment un cycle qui reconnecte la personne à sa vitalité profonde. Retrouver la confiance La confiance ne se décrète pas : elle se reconquiert pas à pas, geste après geste. Dans la boxe, chaque coup porté ou esquivé devient une preuve tangible de sa capacité à agir, à résister, à affirmer sa place. Dans l’écriture, chaque mot posé brise le silence intérieur et démontre que la parole est possible, même lorsqu’elle semblait perdue. Cette alternance entre boxe et écriture crée une dynamique de renforcement. L’énergie libérée dans le combat symbolique se dépose ensuite dans les mots, qui à leur tour redonnent sens et cohérence à ce qui a été éprouvé physiquement. La confiance grandit alors dans cette double expérience : confiance en son corps, confiance en sa voix, confiance dans le fait que l’on peut créer et transformer. Se rencontrer soi-même Boxer et écrire sont deux voies pour se rencontrer soi-même. Le ring agit comme un miroir brutal : il révèle nos peurs, nos colères, nos élans d’agressivité ou de repli. La feuille blanche, de son côté, accueille nos vérités intérieures, celles que l’on tait souvent. Dans la boxe comme dans l’écriture, il faut oser affronter ce qui surgit : la peur de l’impact, le doute devant le mot, l’intensité d’une émotion. Cette rencontre avec soi est exigeante mais libératrice. Elle permet de mieux comprendre ses réactions, de les apprivoiser et d’accepter ses zones de fragilité autant que ses ressources cachées. Rencontrer l’autre Mais l’expérience ne s’arrête pas à soi. Boxer et écrire engagent toujours une relation. Face à un partenaire de boxe, on apprend à respecter l’autre, à mesurer sa force, à reconnaître une réciprocité. Dans l’écriture partagée, lire ou écouter un texte crée une rencontre d’une autre nature : intime, empathique, nourrie par la résonance des mots. Ces deux pratiques ouvrent donc un espace de lien. Elles brisent l’isolement, permettent de sortir de soi pour rejoindre l’autre dans une expérience commune. Le coup porté appelle une réponse ; le texte lu appelle une écoute. Dans les deux cas, se tisse une relation où chacun se découvre et se reconnaît. Écrire et boxer, boxer et écrire : loin d’être des activités opposées, elles se complètent et se nourrissent. Ensemble, elles mettent en mouvement le corps et la pensée, elles ouvrent des chemins de confiance, de rencontre et de transformation. Sur le ring comme sur la page, c’est la même énergie vitale qui cherche à s’exprimer : celle d’un être humain en quête de sens, de lien et de liberté.
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