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  • Le pouvoir des haïkus

    Hier soir, au sein de l'atelier d'écriture chez Empreintes : la création collective de haïkus pour terminer l'année. Le haïku est un art : il permet de dire beaucoup avec très peu. En quelques mots seulement, il nous invite à aller à l'essentiel, à élaguer le superflu pour ne conserver que ce qui est vivant, juste et nécessaire. Cette forme brève nous apprend à remplacer les explications par des images qui parlent directement aux sens et à l'imaginaire du groupe avec lequel on partage cette expérience d'écriture. En cherchant la simplicité, le haïku ouvre paradoxalement des espaces de profondeur : il nous relie à notre sensibilité, à notre capacité d'émerveillement et à des dimensions plus poétiques de nous-mêmes. Il nous surprend souvent, car ce qui surgit dans l'écriture dépasse parfois ce que nous pensions vouloir dire. Merci à toutes les participantes pour leur présence et leurs écrits.

  • Formation créer et animer des ateliers d'écriture

    Une formation certifiante à l'animation d'atelier d'écriture Je suis très heureuse d'annoncer cette bonne nouvelle : un parcours de formation certifiant chez La plume académie. Pour en savoir plus et découvrir le programme :

  • Conférence art-thérapie et écriture

    L'écriture au service du soin, une conférence sur l'écriture thérapeutique Qu'est-ce que l'art-thérapie ? Qu'est-ce que l'écriture thérapeutique ? Voici les questions auxquelles j'ai tenté de répondre dans une conférence flash à l'Université de Paris Sorbonne Nouvelle. Non, l'art-thérapie ce n'est pas réservé aux enfants, ce n'est pas une activité relaxante, et ce n'est pas non plus forcément du dessin ou de la peinture. L'art-thérapie c'est une psychothérapie à part entière, pensée pour soigner et accompagner la souffrance qui ne peut pas se dire... avec les mots. On utilise alors les formes, les couleurs, les images pour se raconter. Merci à toute l'équipe organisatrice de cette belle matinée d'étude. Merci aux magnifiques participantes de l'atelier "aimer son corps" qui a lieu l'après-midi. Vos textes résonnent encore dans l'après-coup.

  • Un atelier d'écriture en neurologie

    Quand les arbres deviennent des passeurs d'émotions : un atelier d'écriture à l'institut de neurologie Dans le cadre du projet « Si j'étais un arbre », porté par l'association Sur un lit de couleur avec le soutien du Centre National du Livre, j'ai eu le plaisir d'animer un atelier d'écriture poétique au sein du service de neurologie adulte de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Cet atelier a réuni quatre jeunes adultes hospitalisés ainsi que plusieurs membres de l'équipe soignante. Ensemble, nous avons créé un espace propice à l'expression, à l'imaginaire et à la rencontre. Entrer dans l'écriture par l'émotion Pour ouvrir ce temps de création, chaque participant a été invité à choisir une carte représentant une émotion. À partir de ce premier ressenti, chacun a ensuite sélectionné une ou plusieurs images d'arbres qui suscitaient une résonance particulière. Arbres majestueux, fragiles, solitaires, amoureux ou enracinés : ces images sont devenues des points d'appui pour nourrir l'écriture. Mobiliser les sens pour enrichir l'imaginaire La seconde proposition d'écriture invitait les participants à imaginer ce que leur arbre pouvait percevoir à travers ses sens. Quelques extraits : « Mon arbre aimerait voir une personne s'asseoir à côté de lui. » « Mon arbre aimerait entendre le gazouillement des oiseaux. » « Mon arbre aimerait se sentir libre comme l'air. » « Mon arbre aimerait goûter les souvenirs d'enfance. » « Mon arbre aimerait toucher le toit d'une maison. » Cette approche sensorielle a permis d'élargir le champ des possibles et d'ouvrir la voie à des images poétiques riches et personnelles. Stimuler la créativité par le jeu Pour accompagner l'inspiration, les participants pouvaient piocher de nouvelles images ou lancer un dé proposant différentes phrases de départ. Ces supports ludiques ont facilité l'émergence d'idées et encouragé la liberté créative. Peu à peu, chaque arbre s'est transformé en personnage, porteur d'une histoire singulière et d'un regard unique sur le monde. Un temps de partage et d'écoute Tout au long de l'atelier, chacun a pu participer selon son rythme, ses envies et ses possibilités du moment. Certains ont souhaité lire eux-mêmes leurs textes, tandis que d'autres ont préféré les partager par l'intermédiaire d'un binôme. L'écoute attentive du groupe et le respect de la parole de chacun ont favorisé l'installation d'un climat de confiance. Les textes ont révélé une grande richesse d'imagination, mais aussi une capacité remarquable à mettre en mots les ressentis, les souvenirs et les rêves. L'écriture comme chemin de rencontre Cette expérience rappelle combien l'écriture peut constituer un précieux support d'expression en milieu hospitalier. Elle offre un espace où chacun peut se reconnecter à ses ressources créatives, retrouver une forme de liberté intérieure et tisser des liens avec les autres. Entre émotions, souvenirs et rêveries, les arbres imaginés lors de cet atelier ont donné naissance à bien plus que des récits : ils ont permis à chacun de faire entendre sa voix poétique.

  • La nécessité de la colère

    Quelques réflexions sur la colère Une émotion souvent mal comprise On parle souvent de la colère comme d’un problème. Quelque chose qu’il faudrait apprendre à maîtriser, calmer, dépasser. Dans l’imaginaire collectif, être « évolué » reviendrait presque à ne plus se mettre en colère. Pourtant, cette vision m’interpelé. Et si la colère n’était pas une ennemie mais une alliée ? Il existe une différence entre la colère fondamentale (ou authentique) et une haine ou un débordement que l’on appelle souvent, à tort, la colère. La véritable colère n’est pas destruction. Elle est un signal, une force de régulation, une tentative de rétablir un ordre intérieur ou relationnel lorsqu’une limite a été franchie. La colère dit : « quelque chose n’est pas juste ». La colère comme force de régulation : une énergie liée à la dignité La colère apparaît lorsqu’il y a intrusion, humiliation, violence, irrespect ou impuissance. En cela, elle est profondément liée à la dignité. Une colère saine nous remet debout. Elle nous redonne du pouvoir là où nous nous sentions écrasés ou niés. Alors que la peur nous fige, la colère saine, ressentie avant tout comme un signal, remet en mouvement. L’agressivité n’est pas la violence Contrairement à certaines idées reçues, l’agressivité n’est pas en soi pathologique. Elle est une énergie naturelle de défense et de protection. Pourtant, beaucoup de personnes ont appris très tôt qu’il était mal de se mettre en colère. Alors elles répriment cette énergie, pensant devenir plus douces, plus sages, meilleures. Mais ce qui est refoulé ne disparaît pas. Ce qui ne peut être vécu consciemment revient souvent sous des formes plus dangereuses : ressentiment chronique, froideur, cynisme, violence passive, explosions incontrôlées ou haine. Une colère interdite finit par se transformer en violence. Quand la colère devient haine, la colère authentique voit encore l’autre Lorsque la colère « emporte », lorsqu’elle déborde au point de détruire l’autre ou soi-même, nous ne sommes déjà plus dans la colère. Nous sommes dans une distorsion de celle-ci. La haine commence là où la relation disparaît. Car la colère, paradoxalement, voit encore l’autre. Elle est relationnelle. Elle tente de dire quelque chose à quelqu’un. Même dans sa rudesse, elle suppose encore un lien. La haine, elle, abstrait l’autre. Il ne devient plus une personne, mais un objet à rejeter, humilier ou anéantir. La colère cherche un réajustement ; la haine cherche une élimination. Le danger de condamner toute colère C’est pourquoi condamner toute colère peut conduire à l’inverse de ce que l’on espère. Une société, une famille ou une éducation qui interdit la colère ne produit pas nécessairement des êtres paisibles. Elle peut produire des individus coupés de leur capacité à poser des limites, ou au contraire remplis d’une violence intérieure qu’ils ne comprennent plus eux-mêmes. Écouter ce que la colère tente de dire Apprendre à reconnaître sa colère est donc essentiel. Non pour la déchaîner, mais pour l’écouter. Les questions essentielles Que cherche-t-elle à protéger ? Quelle limite tente-t-elle de restaurer ? Quelle vérité cherche-t-elle à faire entendre ? La colère fondamentale est une énergie de vie. Elle nous aide à sortir de la sidération, à nous défendre, à nous différencier, à dire non. Elle participe à notre puissance d’agir. Retrouver une colère juste Il ne s’agit pas de glorifier les débordements ni les violences. Toute colère demande un travail de conscience, de mise en mots et de responsabilité. Mais entre réprimer sa colère et être dominé par elle, il existe une troisième voie : celle d’une colère habitée, comprise et traversée. Une colère qui ne détruit pas la relation, mais qui tente de la rendre plus juste.

  • Rêves traumatiques : retour de lecture du livre de Marie-Odile Godard

    Les rêves après le traumatisme : cauchemars, terreurs, clinique de l'horreur et de la violence Un ouvrage à la croisée de la théorie et de la clinique Le livre Rêves et traumatismes de Marie-Odile Godard est de ceux qui accompagnent durablement une pratique clinique. En le lisant, j’y ai trouvé à la fois une synthèse précieuse des travaux de Freud sur le rêve, une réflexion nourrie par l’expérience de terrain, mais aussi des hypothèses particulièrement éclairantes sur les rêves traumatiques et les atteintes du sommeil après un choc psychique. L’un des grands intérêts de cet ouvrage tient à sa capacité à articuler théorie et clinique sans jamais perdre de vue l’expérience singulière du traumatisme. Le rêve comme travail psychique Marie-Odile Godard revient d’abord sur les élaborations freudiennes autour du rêve, notamment cette idée fondamentale selon laquelle le rêve constitue un travail psychique permettant une forme de transformation des excitations internes. Pourtant, face au traumatisme, ce travail semble parfois échouer : les rêves traumatiques ne protègent plus le sommeil, ils répètent la scène, l’effroi ou la menace. La répétition comme tentative d’élaboration J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’autrice éclaire ce paradoxe. Là où l’on pourrait penser que le cauchemar ne fait que réactiver la souffrance, elle montre qu’il peut aussi représenter une tentative de mise en forme psychique de ce qui demeure impensable. Cette lecture ouvre des perspectives cliniques très fines, notamment pour les praticiens confrontés aux effets durables du traumatisme. Une réflexion nourrie par l’expérience clinique Les nombreux exemples issus de son expérience de terrain donnent au livre une grande profondeur . On sent combien la réflexion théorique est traversée par l’écoute des victimes, par la rencontre (réelle ou littéraire) avec des histoires marquées par la guerre, les violences ou les pertes. Cette articulation constante entre concepts psychanalytiques et clinique du réel rend l’ouvrage particulièrement vivant et accessible. Accueillir autrement les troubles du sommeil Dans ma pratique au cabinet, cette lecture résonne fortement avec l’accompagnement de patients endeuillés, traumatisés ou victimes de violences intrafamiliales. Chez beaucoup d’entre eux, le sommeil devient un lieu d’insécurité psychique : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, cauchemars répétitifs, peur même de dormir. Le livre de Marie-Odile Godard permet d’affiner le regard clinique porté sur ces manifestations. Cette perspective modifie la manière d’accueillir la parole autour des rêves et du sommeil. Là où certains patients éprouvent honte, incompréhension ou épuisement face à leurs cauchemars, il devient possible de reconnaître une activité psychique encore en mouvement. Le livre rappelle aussi combien le traumatisme déborde le seul souvenir conscient : il s’inscrit dans le corps, dans les rythmes biologiques, dans la capacité même à trouver du repos. Une lecture précieuse pour les cliniciens J’ai également été sensible à l’écriture de l’autrice, claire et nuancée, qui évite le jargon théorique sans tomber dans des simplifications excessives. Je recommande vivement cette lecture aux cliniciens, psychologues, psychothérapeutes, mais aussi à toute personne intéressée par les effets du traumatisme sur la vie psychique. Rêves et traumatismes est un livre exigeant qui aide à penser ce qui, dans le traumatisme, continue de se rejouer la nuit lorsque les défenses du jour s’effacent.

  • Top 10 des livres pour comprendre l’analyse des rêves

    Une bibliographie pour s’initier à l’analyse des rêves Les rêves fascinent, interrogent, déroutent. Ils parlent une langue étrange, faite d’images, de symboles et d’émotions. Depuis toujours, ils sont considérés comme une porte d’entrée vers l’inconscient. Avant de pouvoir les interpréter, encore faut-il apprendre à les écouter te les ressentir. Voici une sélection de 10 ouvrages, qui m'ont beaucoup aidé dans ma pratique, pour explorer le langage des rêves. 🌙 Les fondamentaux de l’interprétation des rêves Ces ouvrages posent les bases indispensables pour comprendre ce que sont les rêves et comment les aborder. 1. L’interprétation des rêves – Sigmund Freud Un texte fondateur de la psychanalyse, qui introduit l’idée que le rêve est l’expression déguisée d’un désir inconscient. Le plus : Une œuvre incontournable pour comprendre l’origine de l’analyse des rêves. 2. Sur le rêve – Sigmund Freud Une version plus accessible et synthétique de sa pensée. Le plus : Une excellente porte d’entrée avant d’aborder son œuvre complète. Disponible en livre audio. 3. L’intelligence du rêve – Anne Dufourmantelle Une approche sensible et philosophique du rêve. Le plus : Une lecture poétique qui ouvre à une compréhension plus intuitive. Se lit très rapidement et très facilement. 4. L’interprétation psychanalytique des rêves – Tristan Moir Un ouvrage clair pour apprendre à analyser les rêves. Ouvrage très didactique. Le plus : Une méthode accessible pour s’initier à l’interprétation. 📚 Les dictionnaires des symboles Pour décrypter les images oniriques, ces ouvrages sont de précieux compagnons. 5. Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier & Alain Gheerbrant Une référence incontournable sur la symbolique universelle. Le plus : Une richesse impressionnante d’interprétations culturelles et archétypales. 6. Dictionnaire des rêves – Tristan Moir Un outil pratique pour explorer les significations possibles des rêves. Le plus : Une approche directement orientée vers l’interprétation onirique. 7. Dictionnaire de la symbolique – (Éditions Albin Michel, en plusieurs tomes) Une somme dense pour approfondir la compréhension des symboles. Le plus : Une approche exhaustive pour aller plus loin. De nombreux exemples. 🧠 L’apport de Jung Carl Gustav Jung propose une vision différente du rêve, davantage tournée vers les archétypes et le processus d’individuation. 8. Ma vie – Carl Gustav Jung Une autobiographie qui éclaire sa pensée et son rapport aux rêves. Le plus : Une plongée dans l’univers intérieur d’un des grands penseurs du rêve. 9. Paroles de l’ombre – Julie Gille Un ouvrage inspiré de la pensée jungienne. Le plus : Une exploration accessible de la part inconsciente de soi. 🔥 Autres regards sur le rêve Pour élargir la perspective et enrichir sa compréhension. 10. De feu et de vent – Jean Gagliardi Un regard singulier sur le rêve et ses dimensions symboliques. Le plus : Une approche originale, à la croisée du sensible et du symbolique. En conclusion L’analyse des rêves ne se résume pas à chercher une signification toute faite. Elle demande une écoute fine, une capacité à accueillir les images sans les réduire, et un travail progressif d’interprétation. Ces ouvrages offrent des portes d’entrée : certains posent les bases théoriques, d’autres nourrissent l’intuition ou proposent des outils concrets. L’essentiel reste le même : prendre le temps d’écrire ses rêves, de les relire… et d’entrer en dialogue avec eux. Bonne lecture !

  • L’écriture au service du soin et du mieux-être

    Journée ALCES 2026 : l’écriture au service du soin et du mieux-être Le 4 juin 2026, j’aurai le plaisir de participer à la Journée d’étude ALCES, consacrée à un thème qui me tient particulièrement à cœur : l’écriture comme outil de soin, d’accompagnement et de mieux-être. Organisée par l’association des anciens de la licence professionnelle « Conseil en écriture », cette journée réunira des professionnel·le·s aux approches complémentaires : écrivain·e·s publics, biographes, thérapeutes, chercheur·se·s et intervenant·e·s du monde médical. Une journée pour explorer les pouvoirs de l’écriture Au programme de la matinée : Une réflexion autour de l’écriture thérapeutique et de sa place dans l’art-thérapie Une table ronde sur l’écriture de soi accompagnée, entre récit de vie, écriture libératoire et accompagnement biographique Un focus sur les pratiques d’écriture en milieu hospitalier, entre biographie hospitalière et médecine narrative L’après-midi se poursuivra avec un atelier d’écriture intitulé « Aimer son corps », que j'animerai, pour expérimenter concrètement mon approche. Pourquoi cet événement est important pour moi Participer à cette journée, c’est pour moi l’occasion : d'approfondir ma réflexion sur les liens entre écriture et accompagnement d'échanger avec des professionnel·le·s engagé·e·s de contribuer à faire reconnaître le rôle de l’écriture dans les parcours de soin et de transformation personnelle Je remercie ALCES pour sa confiance. Informations pratiques 📅 Date : jeudi 4 juin 2026 🕘 Horaire : 9h00 – 16h30 📍 Lieu : Paris (Campus Nation – Sorbonne Nouvelle) 🎟️ Inscription obligatoire (places limitées) Au plaisir de vous y croiser !

  • Top 10 des livres à lire pour s'initier à l’écriture thérapeutique

    Une bibliographie idéale pour découvrir l’écriture thérapeutique Avant d’exercer, j’ai beaucoup lu. J’ai trouvé dans les livres de nombreuses réponses à mes questions, des éclairages précieux et parfois même, j'ai eu de véritables déclics qui guident encore ma pratique. Il est difficile de n’en choisir que 10, mais voici une sélection d’ouvrages qui me semblent incontournables pour découvrir l’écriture thérapeutique. Par souci d’humilité, je n’ai pas inclus le mien dans cette liste — même si j’espère qu’il pourrait trouver sa place dans un autre top 10. L’écriture thérapeutique, une voie d’accès à l’inconscient, paru chez Érès en 2025. ✍️ Les pionnières de l’atelier d’écriture Avant que naissent l’écriture thérapeutique à proprement parler, des femmes ont ouvert la voie. Leurs ouvrages m'ont été très précieux, en particulier quant à la construction de mon cadre et de ma posture. 1. Et je nageai jusqu’à la page – Elisabeth Bing Un texte fondateur sur la pratique des ateliers d’écriture, écrit par une femme sensible qui m'a enseignée à travers cet écrit. Le plus : Une plongée illustrée de nombreux exemples (et même textes et dessins) l’expérience de l’écriture en groupe (en particulier enfants / ados). Particulièrement éclairant sur la dynamique groupale. 2. Ateliers d’écriture – Claire Bonniface Un guide pratique pour comprendre et animer des ateliers. Le plus : Des pistes concrètes pour créer son propre cadre d'atelier. Tout y est pour soutenir le lancement d'une activité. 💬 Les incontournables de l’écriture thérapeutique Les deux premiers ouvrages ont été écrits par deux cliniciennes, l'un psychologue et l'autre art-thérapeute. Ils offrent deux points de vue clinique sur l'écriture thérapeutique. En troisième, je propose un ouvrage collectif et universitaire fort passionnant. 3. Atelier d’écriture thérapeutique – Nayla Chidiac Psychologue et spécialiste reconnue, Nayla Chidiac partage ici les bases théoriques de sa pratique clinique. Le plus : Une approche clinique enrichie d’exemples concrets. 4. Les livres prennent soin de nous – Régine Detambel Cette réflexion sensible et profonde sur le pouvoir réparateur de la lecture et de l’écriture est essentielle car la dyade écriture-lecture est un des axes les plus importants de la pratique. Le plus : Une approche littéraire et poétique du soin par les mots. 5. Devenir animateur d'atelier d'écriture – Ouvrage collectif Un livre passionnant dans lequel 6 voix, toutes enseignantes au DU d'écriture, témoignent et interrogent en particulier la posture de l'animateur. Le plus : Une approche clinique et éthique de la posture de l'animateur. ✍️ Des réflexions sensibles sur l'écriture Merci à celles qui témoignent et nous ouvrent les portes de leurs ateliers. C'est aussi en s'intéressant à d'autres pratiques que l'on forge la sienne. 6. Vers l’écriture – Jeanne Benameur Une invitation à entrer dans l’écriture comme on entre en soi. Jeanne Benameur a une longue expérience des ateliers d'écriture, son approche contribue à réfléchir à la notre. Le plus : Une écriture délicate et inspirante, presque méditative. 7. Ce qui ne peut se dire – Virginie Lou-Nony J'ai adoré ce livre incarné qui offre de nombreuses résonances. Le plus : Une approche subtile des émotions difficiles à exprimer. 🎨 Autour de la créativité L’écriture thérapeutique passe aussi par la créativité. Ces ouvrages sont essentiels pour ne pas oublier à quel point l'écriture créative est la première porte d'entrée dans le thérapeutique. 8. Libérez votre créativité – Julia Cameron Un incontournable pour reconnecter à son élan créatif, notamment grâce aux célèbres “pages du matin”. Le plus : Des exercices concrets pour instaurer une routine d’écriture quotidienne. 9. Mon journal créatif – Anne-Marie Jobin Une approche mêlant écriture, dessin et collage pour explorer son monde intérieur. Le plus : Une méthode ludique et accessible à tous. 10. Le bonheur d'écrire – Elise Valmorbida Un ouvrage inspirant pour retrouver le plaisir d’écrire sans pression. Le plus : Une invitation à écrire avec légèreté, des arguments pour soutenir la créativité chez les patients. 🧠 En lien avec la psychanalyse Pour aller plus loin, voici trois ouvrages de psychanalystes sur les liens entre écriture, inconscient et processus de création. Aux origines du processus créateur – Anne Brun Trouver en soi la force d’exister – Jean-François Chiantaretto Les viscères de l’âme – Antonino Ferro Le plus : Une approche théorique pour approfondir la dimension psychique de l’écriture. ✍️ En conclusion Ces ouvrages constituent, de mon point de vue, une excellente base pour commencer ou approfondir votre pratique. Bonne lecture.

  • Du rêve et de la création littéraire

    Rêver, écrire, symboliser Dans ma pratique clinique — que ce soit dans le travail d'analyse du rêve ou dans celle de l'écriture poétique et thérapeutique en séance — j’observe combien les songes nocturnes ou les récits écrits d'après consignes permettent : d’approfondir une image onirique / poétique de déplacer un conflit intérieur dans la fiction du rêve ou dans celle du texte d’explorer des identifications multiples et de les ressentir par la voie des affects liés au rêve ou au récit fictionel d’élargir la conscience par l'écoute des manifestions de l'inconscient (dans le rêve ou dans le texte) de favoriser l'élaboration pré-consciente du sujet par l'exploration de son imaginaire (dans le rêve nocturne et dans le poème) L’écriture et le rêve offrent un lieu de dialogue singulier qui dépasse et surprend le sujet lui-même. En séance, toute création littéraire ou poétique est un rêve qui cherche à se dire — et tout rêve contient déjà une promesse d’écriture.

  • Un atelier d'écriture sur le deuil

    Un atelier avec le jeu INUK sur le thème : qui suis-je ? Le deuil bouleverse profondément. Qui suis-je, maintenant que l’autre n’est plus là ? Cette question, aussi vertigineuse qu’essentielle, était au cœur d’un atelier d’écriture mené avec le jeu INUK chez Empreintes association accompagnement du deuil. Un espace pour (se) déposer Dès les premiers mots posés sur le papier, quelque chose s’ouvre. L’écriture permet d’exprimer ce qui ne trouve pas toujours sa place dans les conversations du quotidien. Elle devient un endroit où l’on peut se dire et tout dire sans filtre, sans peur de déranger ou d’être jugé. Au sein de notre atelier, beaucoup d’émotions et des élans de partage. L’écriture semble être vécue comme acte de survie, comme espace de rencontre, comme lieu de consolation. Ma gratitude est profonde pour l’ensemble des textes si généreux de sens, de réflexions, de sincérité. Quand le deuil fragmente l’identité Perdre quelqu’un, c’est aussi voir une partie de soi vaciller. On n’est plus tout à fait la même personne. Les identités relationnelles se transforment. Ce bouleversement peut créer un sentiment de vide, voire de désorientation. Explorer différentes facettes de soi grâce aux cartes du jeu INUK a permis d'éclairer certaines facettes tapis dans l'ombre. Se redéfinir autrement Dans cet espace d’écriture partagée, chacune a pu explorer cette question intime : qui suis-je aujourd’hui ? Non pas pour trouver une réponse définitive, mais pour ouvrir des pistes, se reconnecter avec des parts de soi parfois mises de côté. Comme l'a dit une participante : nous sommes finalement à la recherche d'une élévation.

  • Pour une écriture ultra-vivante

    Le troisième volet de la série "écrire avec les éléments" est disponible dans le magazine LA MACHINE A ECRIRE. J'explore l'ouvrage La psychanalyse du feu de Bachelard pour penser une écriture "ultra-vivante". Des pistes d'écriture et un atelier en trois parties sont également proposées. Plus largement, ce numéro du magazine la machine à écrire est dédié à la poésie. Je vous souhaite une belle lecture.

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