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  • L’empouvoirement par les mots

    Retrouver confiance en soi grâce à l'écriture Dans mon cabinet d’écriture-thérapie, j’accompagne celles et ceux qui veulent reprendre le pouvoir, un mot à la fois. Ici, l’écriture n’est pas un simple exutoire : c’est un entraînement intérieur, une discipline de l'esprit. Explorer sa combattivité, entendre la colère, la transformer en respect, découvrir sa puissance, mobiliser ses ressources, developper ses réflexes. Les consignes d'écriture pensées sur mesure pour chacun·e offrent des leviers de transformation. Pour nourrir ces explorations, je m’appuie souvent sur des figures de boxeuses. L’une de celles qui m’a le plus marquée est Ronda Rousey , championne de judo et de MMA, dont l’autobiographie Pourquoi je me bats est une leçon de survie, de volonté, et de feu intérieur. En lisant ce livre, j’ai eu envie de proposer plusieurs consignes d’écriture inspirées par son vocabulaire, ses mantras, son histoire, pour répondre aux demandes d'exploration des thèmes comme la rage, la résilience, la puissance, l'empouvoirement. Ces exercices d'écriture vise à réveiller cette part invincible en nous, qui nous porte et nous transporte pour vaincre... le plus souvent sur nous-même. Car, comme Ronda Rousey le rappelle : "Tu n’es pas fini(e) tant que tu n’as pas décidé de l’être." Et parfois, c’est l’écriture qui nous en convainc. Découvrir mon e-book Écrire et faire écrire : la colère, les regrets, la vengeance. En savoir plus sur l’écriture thérapeutique L’écriture est un outil puissant pour explorer vos émotions, mieux vous connaître et accompagner votre développement personnel. Je propose, en tant qu’ art-thérapeute  et spécialiste de l’écriture thérapeutique à Paris  et en ligne, des ateliers  et formations  adaptés à vos besoins. Que vous soyez débutant ou déjà engagé dans une pratique d’écriture, je vous accompagne pour mettre des mots sur vos ressentis, libérer votre créativité et favoriser votre équilibre émotionnel. Pour en savoir plus ou vous inscrire à un atelier ou une formation, contactez-moi  ( ej.therapeute@gmail.com ) et commençons ensemble votre parcours sur mesure.

  • L'imagination

    Les trois pouvoirs de l'écriture thérapeutique L’écriture n’est pas seulement un outil de communication ou de création littéraire. Elle peut devenir un espace de soin, une voie de connaissance de soi et un levier de changement profond. L’ écriture thérapeutique repose sur une pratique simple – prendre le temps de déposer ses mots sur le papier – mais ses effets peuvent être puissants. Trois pouvoirs la caractérisent particulièrement : le pouvoir de l’introspection, le pouvoir de la compréhension et le pouvoir de la transformation. 💭 Et si imaginer, c'était oser voir autrement ? Le pouvoir de l’introspection Écrire, c’est d’abord se tourner vers soi. Dans le silence qui entoure la page blanche, chacun peut s’autoriser à plonger dans son monde intérieur. Les pensées qui se bousculent trouvent une forme, les émotions parfois confuses prennent consistance. L’écriture agit comme un miroir intime : elle reflète les sensations, les blessures, les désirs et les peurs. Cet acte d’introspection a quelque chose de libérateur. Là où la parole orale peut être retenue par la crainte du jugement ou par la rapidité de l’échange, l’écriture offre le temps de se dire sans contrainte. Elle permet de nommer l’indicible, de laisser émerger des souvenirs enfouis ou des émotions trop longtemps contenues. Ce premier pouvoir, celui de l’introspection, consiste à se rencontrer soi-même, à reconnaître son univers intérieur et à lui donner une place. Le pouvoir de la compréhension Mais écrire ne se limite pas à exprimer. Une fois les mots déposés, il devient possible de les relire, de les observer avec un léger recul. C’est là qu’intervient le second pouvoir de l’écriture thérapeutique : le pouvoir de la compréhension. Les phrases écrites révèlent des liens invisibles : des répétitions de thèmes, des métaphores spontanées, des contradictions qui témoignent de conflits intérieurs. L’écriture permet ainsi de mettre de l’ordre dans le chaos mental, de clarifier une situation, d’identifier les sources d’une souffrance ou d’un blocage. En rendant visible ce qui était diffus, elle ouvre la voie à une meilleure connaissance de soi. La compréhension ne consiste pas à juger mais à éclairer. Elle donne une forme intelligible à ce qui, jusque-là, semblait obscur. En cela, l’écriture thérapeutique agit comme une lampe que l’on allume dans les zones d’ombre de la psyché : elle rend possible une lecture nouvelle de son propre vécu. Le pouvoir de la transformation Enfin, l’écriture thérapeutique possède un troisième pouvoir, sans doute le plus décisif : celui de la transformation. Écrire ne se contente pas de refléter ou d’expliquer, mais crée la possibilité de changer. Nommer une douleur, c’est déjà commencer à la traverser ; exprimer une peur, c’est la rendre moins menaçante ; reformuler une histoire, c’est se donner le droit d’en inventer une autre suite. La transformation peut être subtile – un apaisement, une prise de conscience – ou plus radicale, lorsqu’elle permet de poser de nouveaux choix de vie. En inscrivant sur la page un récit différent, le sujet devient acteur de son histoire. L’écriture ne guérit pas à elle seule, mais elle soutient le processus de résilience en offrant un terrain d’élaboration et de créativité.

  • Un atelier boxe et écriture

    Découvrez l'atelier boxe et poésie ! Dernier atelier de la saison ! En extérieur, avec les corneilles et la vue sur le lac. Écrire et boxer.... boxer et écrire... pour mettre le corps en mouvement et retrouver la confiance. Se rencontrer et rencontrer l'autre. Écrire et boxer… boxer et écrire : le mouvement du corps pour retrouver la confiance Écrire et boxer. Deux gestes qui paraissent éloignés, presque contradictoires : d’un côté, l’intériorité silencieuse du mot ; de l’autre, l’explosion physique du coup. Pourtant, mis en dialogue, ils ouvrent un même chemin : celui du mouvement, de la confiance retrouvée, de la rencontre avec soi et avec l’autre. Le corps en mouvement Boxer, c’est mettre son corps en action, réveiller la force qui sommeille, sentir la pulsation vitale circuler à travers les muscles et le souffle. Le ring, même symbolique, devient un espace d’expérimentation où l’on explore ses réflexes, ses défenses, sa puissance. Écrire, à sa manière, est aussi un geste corporel : la main qui trace, le rythme qui s’installe, la pensée qui se dépose sur la page comme un pas posé au sol. Dans les deux cas, il s’agit de sortir de l’immobilité, de rompre le gel des peurs ou des doutes. Quand le corps bouge, l’esprit suit. Le mouvement de boxer prépare le mouvement d’écrire. L’un active l’énergie brute, l’autre l’oriente vers une élaboration symbolique. Ensemble, ils forment un cycle qui reconnecte la personne à sa vitalité profonde. Retrouver la confiance La confiance ne se décrète pas : elle se reconquiert pas à pas, geste après geste. Dans la boxe, chaque coup porté ou esquivé devient une preuve tangible de sa capacité à agir, à résister, à affirmer sa place. Dans l’écriture, chaque mot posé brise le silence intérieur et démontre que la parole est possible, même lorsqu’elle semblait perdue. Cette alternance entre boxe et écriture crée une dynamique de renforcement. L’énergie libérée dans le combat symbolique se dépose ensuite dans les mots, qui à leur tour redonnent sens et cohérence à ce qui a été éprouvé physiquement. La confiance grandit alors dans cette double expérience : confiance en son corps, confiance en sa voix, confiance dans le fait que l’on peut créer et transformer. Se rencontrer soi-même Boxer et écrire sont deux voies pour se rencontrer soi-même. Le ring agit comme un miroir brutal : il révèle nos peurs, nos colères, nos élans d’agressivité ou de repli. La feuille blanche, de son côté, accueille nos vérités intérieures, celles que l’on tait souvent. Dans la boxe comme dans l’écriture, il faut oser affronter ce qui surgit : la peur de l’impact, le doute devant le mot, l’intensité d’une émotion. Cette rencontre avec soi est exigeante mais libératrice. Elle permet de mieux comprendre ses réactions, de les apprivoiser et d’accepter ses zones de fragilité autant que ses ressources cachées. Rencontrer l’autre Mais l’expérience ne s’arrête pas à soi. Boxer et écrire engagent toujours une relation. Face à un partenaire de boxe, on apprend à respecter l’autre, à mesurer sa force, à reconnaître une réciprocité. Dans l’écriture partagée, lire ou écouter un texte crée une rencontre d’une autre nature : intime, empathique, nourrie par la résonance des mots. Ces deux pratiques ouvrent donc un espace de lien. Elles brisent l’isolement, permettent de sortir de soi pour rejoindre l’autre dans une expérience commune. Le coup porté appelle une réponse ; le texte lu appelle une écoute. Dans les deux cas, se tisse une relation où chacun se découvre et se reconnaît. Écrire et boxer, boxer et écrire : loin d’être des activités opposées, elles se complètent et se nourrissent. Ensemble, elles mettent en mouvement le corps et la pensée, elles ouvrent des chemins de confiance, de rencontre et de transformation. Sur le ring comme sur la page, c’est la même énergie vitale qui cherche à s’exprimer : celle d’un être humain en quête de sens, de lien et de liberté.

  • Les vertus d'une colère saine

    La colère, une émotion qu'on travaille en boxe-thérapie J'ai trouvé cet extrait du livre "Les mots pour le dire" de Marie Cardinal très lumineux : "Aujourd'hui la violence me venait comme un présent splendide et dangereux, une arme redoutable, incrustée d'or et de nacre, que j'allais devoir manipuler avec la plus grande précaution. Il me tardait de me mettre à l'épreuve. Je savais que je ne voulais m'en servir que pour construire et non pour détruire. Avec la conscience de ma violence est venue, en même temps, la conscience de ma vitalité, de ma gaieté et de ma générosité. J'étais presque construite." "Colère et vitalité" est l'une des dyades sur laquelle s'appuie ma pratique, tout particulièrement la boxe-thérapie. La violence intérieure, perçue une force vitale, peut être transformée en énergie créatrice. J'ai trouvé très beau que Marie Cardinal compare sa violence à une arme précieuse, presque artistique. L’or et la nacre, une puissance à manier avec soin, pour bâtir et créer. Bien sûr ! Voici une version réécrite et développée de ton texte, qui fait environ 600 mots : En savoir plus sur la boxe-thérapie : La boxe-thérapie , également appelée boxe-écriture dans mon cabinet, est une approche originale qui associe la pratique corporelle de la boxe à un travail de réflexion et d’expression personnelle. Elle ne se limite pas à l’aspect sportif ni à la recherche de performance physique : son objectif est d’explorer ses ressentis, de mieux comprendre ses réactions intérieures et d’apprendre à transformer certaines dynamiques émotionnelles ou relationnelles. Lorsqu’une personne entre sur le ring, ou même dans un simple exercice de mise en situation, elle est immédiatement confrontée à tout un éventail de sensations et de comportements. La tension monte, le corps se prépare instinctivement à se défendre ou à attaquer. Les réflexes se mettent en place, souvent sans que l’on en ait pleinement conscience. La confrontation à l’autre, qu’il s’agisse d’un partenaire ou d’un adversaire, vient activer des zones sensibles : le rapport de force, la gestion de la distance, la manière d’utiliser sa puissance ou au contraire de se protéger. Toutes ces réactions sont autant de fenêtres ouvertes sur le monde intérieur de chacun. La boxe devient alors un miroir symbolique de ce que l’on vit au quotidien. La manière dont on se place face à l’autre, dont on ose avancer ou reculer, dont on gère une attaque ou un moment de déséquilibre, renvoie directement à la façon dont on affronte les situations de la vie courante. Certains vont se découvrir dans une position défensive permanente, d’autres vont réaliser qu’ils attaquent trop vite, sans attendre. Certains constateront qu’ils évitent le contact ou qu’ils perdent leurs moyens face à la pression. Ce constat, loin d’être un jugement, devient une matière précieuse pour progresser. C’est là qu’intervient l’écriture. Après ou pendant la pratique, les ressentis sont couchés sur le papier. L’écriture agit comme un second temps d’intégration. Ce qui était vécu dans l’action – parfois confus, rapide ou intense – trouve alors une forme plus claire, plus structurée. On peut poser des mots sur la peur, sur la colère, sur le plaisir de sentir sa force ou encore sur la difficulté à accepter la confrontation. Cette mise en mots permet d’ancrer l’expérience et d’en tirer un apprentissage concret. Peu à peu, l’ alliance de la boxe et de l’écriture ouvre un espace de transformation personnelle. On ne cherche pas seulement à identifier ses réactions, mais aussi à les faire évoluer. Par exemple, une personne qui se rend compte qu’elle se replie systématiquement pourra expérimenter de petites avancées, apprendre à maintenir sa position, à respirer et à s’affirmer. À l’inverse, quelqu’un qui attaque sans mesure pourra explorer la retenue, la patience, le contrôle du geste. Dans tous les cas, il s’agit de développer une meilleure conscience de soi et d’installer des choix plus libres dans sa manière d’agir. La boxe-thérapie ne nécessite pas d’avoir une grande expérience sportive. Elle s’adresse à toute personne désireuse d’entrer dans un processus d’exploration personnelle. Le cadre est sécurisé, les exercices sont adaptés et progressifs, et le but n’est pas la compétition mais la découverte de soi à travers le mouvement. Le corps et l’esprit travaillent ensemble : les gestes physiques nourrissent la réflexion, et l’écriture redonne sens et profondeur à ce qui a été traversé. En somme, la boxe-écriture est une pratique qui invite à reconcilier le corps et les émotions, à reconnaître ses forces et ses vulnérabilités, à apprivoiser son énergie et à cultiver une présence plus consciente. C’est un cheminement qui combine puissance et délicatesse, impact et recul, action et introspection.

  • Écrire pour s'affirmer

    L'écriture thérapeutique pour s'affirmer avec Emmanuelle Jay La tirade, au théâtre, marque un moment de débordement. C’est une prise de parole longue, passionnée, souvent irrésistible tant sa stylistique est travaillée. Elle exprime une déclaration d’amour, un cri de colère, une introspection douloureuse, une stratégie de manipulation ou un rêve fou. La tirade interrompt souvent le cours de l’action pour laisser le personnage seul face à sa vérité. Elle incarne une forme d’excès : de langage, d’émotion, d’idées. On pourrait aussi la voir comme une prise de pouvoir par la parole. Cet exercice me paraît particulièrement intéressant pour explorer les émotions ou les conflits intérieurs des personnages, tout en se concentrant sur le style, à travers le souffle et le rythme des phrases. Dans une tirade, on creuse une pensée, on la nuance, on la développer, en travaillant l’intensité et les contrastes.   Je propose trois exercices d'écriture créative inspirés par la tirade dans le dernier numéro hors série de La machine à écrire. En savoir plus sur l’écriture thérapeutique L’écriture est un outil puissant pour explorer vos émotions, mieux vous connaître et accompagner votre développement personnel. Je propose, en tant qu’ art-thérapeute et spécialiste de l’écriture thérapeutique à Paris et en ligne, des ateliers et formations adaptés à vos besoins. Que vous soyez débutant ou déjà engagé dans une pratique d’écriture, je vous accompagne pour mettre des mots sur vos ressentis, libérer votre créativité et favoriser votre équilibre émotionnel. Pour en savoir plus ou vous inscrire à un atelier ou une formation, contactez-moi  ( ej.therapeute@gmail.com ) et commençons ensemble votre parcours sur mesure.

  • Écrire avec… Jung, Frida Kahlo, Mohamed Ali, Belinda Cannone

    ✨ La série de l’été ✍️ Écrire avec… Jung, Frida Kahlo, Mohamed Ali, Belinda Cannone. Chaque jeudi, une personnalité qui m'inspire guidera une proposition d'atelier d’écriture introspective à faire chez soi. 📘  Écrire avec Jung  – “Explorer les archétypes » 🎨  Écrire avec Frida Kahlo  – “Mettre la douleur en couleurs” 🥊  Écrire avec Mohamed Ali  – “Dire haut qui je suis” 📚  Écrire avec Belinda Cannone  – “D comme Désir” 🌿  Une série d’ateliers pour écrire avec vos ombres, vos émotions, votre corps, votre feu.

  • Série de l’été #1 - Écrire avec Carl Gustav Jung

    Série de l’été #1 - Écrire avec Carl Gustav Jung, des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay   Pour cette première séance, je vous propose d’explorer l’écriture introspective inspirée par la pensée et les concepts de Carl Gustav Jung . Vous allez ouvrir un espace de rencontre avec vous-même pour dialoguer avec vos parts cachées . Je vous invite à questionner vos images intérieures dans un voyage au pays des symboles.   0-    Ouverture   Installez-vous dans un lieu calme. Allumez une bougie ou préparez-vous un thé glacé. Faites brûler un peu de sauge ou parfumez la pièce. Fermez les yeux. Respirez. Posez une intention pour votre séance d’écriture. Écrivez-là : mon intention avec l’écriture pour aujourd’hui…. Relisez-vous à haute voix.   1-    Première proposition Fermez les yeux. Imaginez un escalier en spirale, long, qui débouche dans une grotte ou dans un jardin (au choix).   Décrivez votre descente en direction de la grotte ou du jardin marche après marche, sans oublier de décrire les matières que vous sentez. Décrivez votre arrivée dans la grotte ou dans le jardin, pensez à explorer les 5 sens, ainsi que vos émotions.   Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute.   2-    Deuxième proposition  Carl Gustav Jung : « Les archétypes sont les images primordiales issues de l’inconscient collectif. » Vous allez laisser venir un personnage intérieur dans la grotte ou dans le jardin, puis dialoguer avec cette figure intérieure.   Choisissez un archétype parmi ceux-là ou bien tirez-en un au sort dans cette liste : Une vieille femme - Une ombre - Un souverain - Un enfant - Un guide - Une reine - Un mendiant - Un sage - Une inconnue.   Décrivez ce personnage : son apparence, sa voix, son regard, son émotion. Puis, rédigez un dialogue avec elle/lui. Posez-lui des questions : Que veux-tu me dire ? Que sais-tu de moi que j’ignore encore ? Que portes-tu de mes blessures ? De ma lumière ?   Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute.   3-    Troisième proposition  Carl Gustav Jung : « L’ombre est tout ce que nous refusons d’être. » Nous allons écrire avec l’Ombre, avec ce que l’on ne dit pas.   Fermez les yeux. Convoquez une part de vous qui n’est pas dans la lumière en ce moment. Cela peut être une part triste ou joyeuse, un part en colère ou régressive.   Écrivez une lettre à cette part de vous que vous cachez ou que vous rejetez. Vous pouvez commencer par : « Je t’écris aujourd’hui parce que je t’ai longtemps mise de côté... ». Laissez l’émotion venir. Accueillez sans jugement.   Écrivez autant que vous le souhaitez et relisez-vous à voix haute.   4-    Quatrième proposition Carl Gustav Jung : « Les rêves sont les messagers de l’inconscient. »   Choisissez un symbole qui apparait souvent dans vos rêves. Si vous ne vous souvenez pas de vos rêves, choisissez un symbole qui vous inspire (arbre, rivière, serpent, maison, miroir, etc).   Vous allez écrire un sonnet dédié à ce symbole pour explorer tout ce qu’il représente pour vous en mêlant le concret (lieux, sensations, souvenirs) et l’imaginaire (mythes, visions, émotions, interprétations). La structure à respecter est la suivante : 2 quatrains (strophes de 4 vers) / 2 tercets (strophe de 3 vers). Vous n’êtes pas obligé de faire rimer .   Conseil : écrivez lentement, donnez à ce poème l’intention d’une offrande.   5-    Rituel de clôture Soulignez trois phrases importantes pour vous dans vos textes. Écrivez-les chacune sur une bandelette de papier. Glissez-les dans vos affaires ou laissez-les trainer (placard, bureau, sac, portefeuille, etc).     Ces petites phrases vont infuser... elles sauront se rappeler à vous au bon moment ;) Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️   Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose :   https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique

  • Série de l’été #2 — Écrire avec Frida Kahlo

    Des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay Pour cette deuxième séance, je vous propose d’écrire aux côtés de Frida Kahlo , artiste de la chair, du cri, de la passion. Dans ses autoportraits, elle a peint la douleur, les ruptures, les métamorphoses, la vie intime. Son œuvre (magnifique) nous invite à oser la couleur, les symboles, le mélange. Aujourd’hui, à travers l’écriture, je vous propose le thème : mettre la douleur en couleurs.   0 – Ouverture   Installez-vous dans un espace qui vous rassure. A titre personnel, j’aime écrire allongée, sur un canapé ou dans mon lit. Frida peignait devant un miroir… cela peut également être une idée. Allumez une bougie, choisissez une couleur (de vêtement, de tissu ou d’objet) qui vous attire aujourd’hui. Fermez les yeux, respirez doucement. Posez une intention pour cette séance d’écriture : Écrivez-là : Aujourd’hui, avec le [nom de la couleur choisie] je m’autorise à… Relisez-vous à haute voix.   1 – Première proposition   Frida a souvent représenté son propre corps blessé, contraint, mais vivant. Aujourd’hui, vous allez explorer un lieu de votre corps qui retient une mémoire ou une émotion. Sentez ! Où est-ce que ça se serre, où est-ce que ça chauffe ? Où y a-t-il une tension, un vide, une vibration ?   Écrivez à partir de vos sensations dans chaque zone de votre corps en utilisant l’anaphore : « mon ventre comme… mon tête comme… mes épaules comme…. ». Vous pouvez répéter plusieurs fois la même anaphore.   Écrivez en utilisant une couleur pour chaque proposition, puis relisez-vous à voix haute.   2 – Deuxième proposition   Frida disait : « Je me peins parce que je suis souvent seule et parce que je suis le sujet que je connais le mieux. »   Je vous propose, à la manière de Frida, de vous regarder dans un miroir. Avec bienveillance et attention.   Décrivez ce que vous voyez en quelques mots, dans un style télégraphique. Par exemple : femme brune, petits yeux, lèvres colorées, n’ose pas sourire, etc. Puis, passez à votre autoportrait intérieur (sensations, émotions, images, souvenirs, etc) en commençant par : « Aujourd’hui, je suis faite de… ».   Votre texte peut ressembler à un collage.   3 – Troisième proposition   Frida a vécu de nombreuses pertes — amoureuses, physiques, symboliques — mais elle n’a jamais cessé de créer. C’est à votre tour. Rappelez-vous une douleur passée : un moment où vous avez été blessé(e), rejeté(e), rabaissé(e).   Répondez à cette douleur par un poème en commençant par : « Tu mérites un amour…. ». Pensez à utiliser des couleurs dans votre texte.   A la fin de votre temps d’écriture, allez découvrir le poème de Frida : « Tu mérites un amour décoiffant…».   4 – Quatrième proposition   Frida a utilisé la couleur comme langage symbolique, même dans les jours sombres. « Je ne peins pas des rêves, je peins ma réalité. »   Choisissez une couleur et écrivez un poème libre dédié à cette nuance. Parlez de ce qu’elle vous évoque (lieux, souvenirs, blessures, désirs), de la place qu’elle prend dans votre vie, et de celle que vous souhaitez lui donner. Il n’y a pas de structure imposée .   Vous pouvez écrire sous forme de strophes, ou comme un flux.   5 – Rituel de clôture   Relisez vos textes. Soulignez trois phrases importantes pour vous. Écrivez-les sur trois petits papiers de couleurs différentes. Un à coller sur un miroir. Un à garder dans votre sac. Un à laisser dans un lieu secret de la maison.   Ces trois phrases sont vos étincelles d’été.   Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️     Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose :   https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique

  • Petit guide pour découvrir et cultiver son extravagance

    Trois exercices créatifs pour cultiver nos singularités avec l’écriture thérapeutique. Parution de ma contribution au magazine ELLE de ce jour ! Un article dans lequel je propose trois exercices créatifs visant à révéler et à cultiver nos singularités avec l’écriture thérapeutique. EXPLORATION Sous la forme d'une liste de courses, on note toutes ces petites fantaisies qui n'appartiennent qu'à nous : rituels secrets, manies attendrissantes, obsessions décalées. On peut commencer par : « Je collectionne les...», «J'ai l'habitude de...», « Je ne peux pas m'empêcher de...». Pour chaque formule, trouver au moins cinq propositions. L'objectif : dresser l'inventaire joyeux de vos bizarreries. RECONNAISSANCE Avec le même format de liste, on recense maintenant cinq choses qu'on ne ferait jamais mais qui nous paraissent drôles, cinq cours qu'on trouverait amusant de suivre, cinq attitudes qu'on adore chez les autres mais que l'on n'ose pas adopter. On termine par « Si personne ne me voyait, je..». Sans jugement, on observe les bridages intérieurs. DEPASSEMENT On commence chaque phrase avec « Demain, j'ose....», comme une promesse à soi-même. Petites ou grandes, ces résolutions deviennent des défis tendres envers nos propres limites. L'idée : transformer progressivement nos «je n'ose pas » en «'ose enfin ». Si l'écriture n'est pas dans notre pratique, on peut réaliser ces exercices sous la forme de collages ou de dessins.  Pour retrouver l’article complet :

  • Série de l’été #3 – Écrire avec Mohamed Ali

    Des consignes d'écriture thérapeutique par Emmanuelle Jay   Pour cette troisième séance, je vous propose d’explorer une écriture de la force intérieure (combativité) et de la résistance poétique (dignité) inspirée par Mohamed Ali – boxeur, poète, militant, et figure mythique. Vous allez écrire à partir de vos petits et grands combats pour affirmer vos élans, comprendre vos colères et dire tout haut ce que vous pensez tout bas.   0 – Ouverture   Pour cette séance, pourquoi ne pas enfiler des vêtements de sport ? Essayons d’explorer ce qu’une tenue particulière peut induire dans l’écriture. Après vous être changé·e, installez-vous dans un espace où vous vous sentez confortable. Peut-être un espace qui vous permet d’écrire autrement qu’assis à un bureau (allongé, au sol, etc.) Fermez les yeux, respirez doucement. Posez une intention pour cette séance d’écriture : Écrivez-là : Aujourd’hui, avec l’écriture, j’aimerai mettre KO…. Relisez-vous à haute voix.   1 – Première proposition   Mohamed Ali a dit : "Ne comptez pas les jours, faites en sorte que les jours comptent." Nous allons philosopher à partir du thème de la combativité en explorant une liste poétique.   Choisissez parmi ces trois listes, celle qui vous inspire le plus. Choses qui frappent avant même le premier coup Choses qui donnent du courage avant un combat Petits détails qui trahissent la fatigue   Écrivez le titre de la liste en haut de la page, puis rédigez un texte.   Vous pouvez écrire comme une liste de course en rassemblant des éléments épars avec des tirets ou bien rédiger un texte plus libre sur le thème.   2 – Deuxième proposition   Face à l’adversité, Mohamed Ali conseille de ne pas se concentrer sur l’objectif mais sur ce qui pourrait nous entraver. Il écrit : "Ce ne sont pas les montagnes à gravir qui vous usent ; c'est le caillou dans votre chaussure". Nous allons explorer ensemble le thème du combat.   Je vous propose de lister tout d’abord vos petits et grands combats. Sans développer, juste ce qui vous anime en ce moment.   Mes petits combats (en trouver 5) Mes grands combats (en trouver 5)   Ensuite, prenez l’un de ces thèmes pour composer un texte dans lequel vous emploierez des mots de la boxe comme : crochet, upercut, esquive, attaque, défense, coup, frappe, KO, ring, allonge, appui, pivot, direct, gant, etc.   Essayez de placer au moins 10 mots.   3 – Troisième proposition   "Un homme qui voit le monde de la même manière à cinquante ans qu'à vingt ans a perdu trente ans de sa vie." Écrivons maintenant à partir de cinq thèmes chers à notre boxeur.   Voici cinq thèmes qui ont marqué la vie et les prises de paroles de Mohamed Ali  : Le courage face à l’adversité. La rage de vaincre. La foi en soi. La rage pacifiste. Les leçons de vie. Les conseils d’un boxeur.   Prenez un thème qui vous intéresse et écrivez un texte libre. Placez au moins 5 mots de la liste suivante. Mot à placer : Revanche, inspiration, partout dans le monde, fanfaronnade, grande gueule, esclave, fiers, fierté, le plus grand, adversaire, boxeur, imagination, bourrer le crâne, lutte, orateur, vérité, zouave, haïr, sage, leurrer, confiance, frères, dire, la vie, homme, femme, humanité. Écrivez autant que vous le souhaitez.  4 – Quatrième proposition   Mohamed Ali disait : « Je vole comme le papillon, je pique comme l’abeille. »   Choisissez deux forces opposées en vous. Par exemple : douceur et colère / patience et impatience / peur et orgueil.   Faites-les dialoguer dans un duel poétique : une strophe pour l’une, une strophe pour l’autre, qui se répondent, se contredisent ou se questionne.   Placez les strophes alternativement à droite ou à gauche de la page selon l’émotion qui parle.   5 – Rituel de clôture   Soulignez une phrase que vous avez écrite aujourd’hui et qui vous rend fier·e. Écrivez-la en grand sur une feuille, ou répétez-la à voix haute trois fois, debout.   Si vous le souhaitez, enregistrez-vous en train de lire cette phrase avec force. Gardez cet enregistrement comme un talisman sonore.     Merci d’avoir suivi cet atelier 🙏 Si vous souhaitez m'écrire pour me donner votre retour d'expérience, je vous répondrai avec plaisir ✉️     Pour découvrir d’autres consignes, je vous invite à regarder mes e-books : https://www.emmanuellejay.com/e-book-ecriture-therapeutique Pour découvrir la thérapie par l’écriture, c’est par ici : https://www.emmanuellejay.com/therapie-par-ecriture-paris Pour découvrir mon livre à paraître en août : https://www.emmanuellejay.com/ecriture-therapeutique Pour découvrir les formations et les espaces de supervisions que je propose :   https://www.emmanuellejay.com/formation-ecriture-therapeutique

  • Psychanalyse, rêve, Anne Dufourmantelle

    L'intelligence du rêve, le travail du rêve en psychanalyse à Paris « Un rêve non déchiffré est comme une lettre qui vous est adressée et que vous n'ouvrez pas », dit le Talmud. Dans ma pratique de psychanalyste, je rencontre souvent des personnes qui arrivent en séance avec leurs rêves ou des bribes d'images fugitives, de sensations étranges, de scènes parfois absurdes qui persistent après le réveil. Ce petit cinéma nocturne semble confus ou intimidant… jusqu’à ce qu’on prenne le temps de l'explorer ensemble, dans l'espace feutré du cabinet. Nos rêves nous veillent. Pendant que le corps repose, une autre part de nous veille — attentive, perspicace, insistante parfois. Le rêve parle une langue qui échappe à la logique ordinaire, mais qui ne cesse de chercher à se dire. Le travail de l'analyse consiste à écouter, déchiffrer, reconstruire, rassembler, mettre en mouvement, ouvrir des portes... Le rêve est pure intelligence. Le rêve assemble les fragments de nos vécus, de nos désirs, de nos peurs, pour nous proposer un savoir que nous n’avons pas encore formulé. Ce savoir n’est pas une prédiction : " le rêve ne dit pas ce qui va arriver, il inaugure un chemin autre" écrit justement Anne Dufourmantelle. Le rêve déplace, ouvre, transforme. L'analyste accompagne l'accouchement des récits symboliques. Ce que peut le rêve est immense. Entre le rêveur et l’analyste se construit un lieu où chaque image, chaque mot, chaque silence devient matière à interprétation. Ce n’est pas seulement comprendre : c’est permettre au rêve de continuer son œuvre en nous. D'ailleurs, les rêves évoluent au cours de la thérapie et c'est passionnant d'assister à ces transformations. L'humanité du rêve, c'est son devenir récit, puis sa transcription littéraire. C'est en quelque sorte une « onirographie ». Quand le rêve se raconte, il devient une « onirographie » : il se fait texte, il se fait voix. "Raconter un rêve, c’est en un sens rêver de nouveau" écrit Anne Dufourmantelle — mais cette fois en présence de quelqu’un qui écoute, qui accueille, qui aide à déplier ce qui était "condensé". C’est ainsi que, d’une image nocturne à un récit partagé, le rêve devient un chemin de connaissance de soi. Et peut-être, enfin, une lettre ouverte.

  • Mes poings en forme de fierté, figures de style et thérapie

    Les figures de style, la poésie et l'écriture thérapeutique Je suis très heureuse de vous présenter mon texte « Mes poings en forme de fierté » publié sur le site de la Revue L’Autre. Dans cette contribution, j’explore la rencontre entre la boxe et l’écriture poétique à travers des ateliers boxe‑écriture menés de juillet 2020 à septembre 2024 auprès de jeunes adultes en réinsertion. ✍️ L’article met en lumière le lien somato‑psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique — à partir des figures de style poétiques en lien avec les problématiques de précarité et d'exclusion. Le lien somato-psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique Dans l’espace singulier où se croisent la boxe et l’écriture, un lien profond se tisse entre le corps et la psyché. L’expérience pugilistique, avec ses gestes précis, ses impacts, ses respirations retenues ou libérées, imprime une mémoire somatique. Lorsqu’elle est transposée par l’écriture, cette mémoire devient matière symbolique. Le passage du coup porté au mot écrit fait naître un dialogue où le corps raconte ce que la parole seule ne saurait dire. Du corps frappé au langage La boxe engage une intensité physique qui ne laisse aucun recoin intact : muscles, souffle, réflexes, mais aussi peurs et désirs enfouis. Le ring devient le théâtre où se rejouent des luttes intérieures : esquiver, résister, rendre coup pour coup, tenir debout. Lorsque vient le temps de l’écriture, ce vécu corporel trouve une transposition. Le poing devient métaphore, le rythme des enchaînements se traduit en cadence poétique, la sueur en encre. Le langage se nourrit de cette énergie somatique et transforme l’impact en image. Figures poétiques de la précarité et de l’exclusion Pour des personnes marquées par la précarité ou l’exclusion, la boxe et l’écriture ouvrent un double espace d’expression. Le crochet, par exemple, peut devenir une figure de style : un geste brusque qui dit l’interruption, la cassure d’un parcours, la chute sociale. L’esquive, elle, se rapproche de l’ellipse poétique : ce qui est tu, contourné, indicible, mais qui continue d’habiter le texte. Quant au jab répété, il évoque l’anaphore, cette répétition obstinée qui traduit la persistance du manque, de la lutte quotidienne pour survivre. La métaphore pugilistique sert alors à dire ce que les mots seuls ne suffisent pas à exprimer : l’expérience du rejet, le sentiment de frapper dans le vide, la fatigue de « tenir le round » dans un monde où l’on se sent relégué aux marges. L’écriture devient poème du combat, chant fragile mais tenace qui redonne une voix à ceux que l’exclusion réduit souvent au silence. Un lien somato-psychique réparateur En associant le vécu corporel de la boxe et l’élan symbolique de l’écriture, un lien somato-psychique se recompose. Le corps, éprouvé par l’effort, libère des tensions anciennes ; l’écriture, en retour, accueille et transforme ces vibrations en mots. Ce va-et-vient contribue à réintégrer des fragments de soi parfois dissociés par les épreuves de la précarité. Le texte devient alors le lieu où se relie ce qui était épars : le coup encaissé et l’émotion refoulée, la cicatrice et la mémoire, la chute et le désir de se relever. Une esthétique de la lutte L’écriture qui suit l’expérience pugilistique ne vise pas seulement à raconter : elle invente une esthétique de la lutte. Les figures de style, comme les gestes de boxe, scandent une résistance. L’allitération peut résonner comme un souffle haletant, la métaphore filer comme une série de directs, l’oxymore mêler la douleur et la beauté d’un même instant. Cette poétique, enracinée dans la chair, révèle que la vulnérabilité peut se muer en puissance expressive. Ainsi, le lien somato-psychique que tisse l’écriture après l’expérience pugilistique n’est pas un simple exercice de style : il est un processus de **réappropriation de soi**. Pour celles et ceux que la précarité ou l’exclusion réduisent à des marges invisibles, il offre une scène où corps et mots se rencontrent, où le combat devient poésie, et où le silence se transforme en voix.

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