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- L'inespéré, Anne Dufourmantelle
L'inespéré et la psychanalyse, Anne Dufourmantelle "Qu'est-ce que l'inespéré ? La figure la plus douce de l'inattendu, du hasard, de la rencontre ? Il prend racine dans l'espérance et la défait en même temps qu'il l'accomplit. L'inespéré est une qualité du réel. La plus violente peut-être. Est-ce la raison pour laquelle nous voulons à tout prix en éviter l'effraction ? Que m'arrive-t-il ? se demande-t-on parfois. Ainsi opère l'inespéré, il ne réalise pas une promesse, elle le déborde de toute part." Un extrait du livre : L'intelligence du rêve de Anne Dufourmantelle. L'inespéré et la psychanalyse La citation proposée interroge la notion d’inespéré : ce qui surgit sans avoir été prévu, ce qui échappe à toute anticipation. Elle l’associe au hasard, à la rencontre, à une effraction du réel qui bouleverse la continuité de l’existence. L’inespéré, dit le texte, prend racine dans l’espérance, mais la défait au moment même où il l’accomplit. En d’autres termes, il surgit en dehors de toute maîtrise, il surprend le sujet dans un espace qu’il croyait connu. C’est justement ce rapport à l’inattendu, au surgissement imprévisible, qui fait écho au champ de la psychanalyse. La psychanalyse s’est constituée autour de l’idée que l’humain n’est pas maître dans sa propre maison. Le sujet conscient n’est pas souverain ; il est traversé par l’inconscient, par des désirs, des fantasmes et des traumatismes qui échappent à sa volonté. De ce point de vue, la rencontre avec l’inespéré dans la citation ressemble à ce qui se produit dans l’expérience analytique : quelque chose advient qui ne correspond pas à ce que l’on attendait, qui surprend, qui dérange parfois, mais qui révèle une vérité enfouie. Anne Dufourmantelle Lorsque Anne Dufourmentelle écrit : « L’inespéré est une qualité du réel. La plus violente peut-être. », cela rappelle la conception lacanienne du réel comme ce qui fait irruption, ce qui ne peut être symbolisé totalement et qui déchire le tissu de nos représentations. Dans une cure psychanalytique, le sujet est régulièrement confronté à ces surgissements du réel : un lapsus, un rêve, une association libre qui dévoile une vérité insoupçonnée. Ces moments sont vécus comme des effractions – violentes parfois – car ils dépassent le cadre attendu d’une simple parole rationnelle. L’inespéré, tel que décrit dans la citation, « défait l’espérance en même temps qu’il l’accomplit ». Cela peut se comprendre en psychanalyse comme le paradoxe du désir. Le sujet espère une réponse, une guérison, une vérité définitive ; or ce qui surgit ne correspond jamais tout à fait à l’espérance initiale. L’inconscient livre ses vérités de manière détournée, souvent là où on ne les attend pas. L’inespéré vient alors déconstruire l’attente consciente, mais en l’accomplissant autrement : non pas en réalisant une promesse explicite, mais en produisant une vérité nouvelle, imprévisible. La question « Que m’arrive-t-il ? » évoquée dans le texte correspond exactement au moment où l’inconscient fait irruption. L’analysant, face à un souvenir refoulé qui remonte, ou face à une interprétation de l’analyste, peut être bouleversé par l’évidence qui s’impose : quelque chose d’inespéré advient et change sa perception de lui-même. Il ne s’agit pas d’une promesse réalisée, mais d’une révélation qui excède tout ce qui pouvait être prévu. Enfin, la citation affirme : « L’inespéré ne réalise pas une promesse, elle le déborde de toute part. » C’est ici que le parallèle avec la psychanalyse est le plus net. La cure analytique ne vise pas à réaliser un projet déjà fixé, ni à confirmer une attente du sujet. Elle l’expose à l’inattendu, à la découverte de ce qui le constitue profondément mais qu’il ignorait. L’inespéré psychanalytique, c’est la rencontre avec son propre inconscient, une rencontre toujours singulière, toujours surprenante, qui dépasse ce que l’on pensait trouver. Ainsi, la citation met en lumière une vérité centrale de la psychanalyse : l’humain n’est pas gouverné uniquement par sa volonté consciente. L’existence est traversée par des surgissements imprévisibles, violents parfois, mais porteurs de transformation. L’inespéré est cette effraction du réel qui révèle au sujet ce qu’il ne savait pas encore de lui-même. Comme dans la cure, il faut accepter de ne pas tout maîtriser, d’accueillir l’inattendu, pour que la parole et le désir puissent se déployer.
- Dire merci
Rituel de clôture pour les ateliers d'écriture ou les ateliers d'art-thérapie Dire merci…. Avec les yeux…. Avec le cœur…. Avec les mots…. Depuis que je suis enfant, c’est important pour moi. En fin d’atelier, de stage d’écriture ou d’art- thérapie ~ dans lesquels les moments de grâce envahissent l’espace ~ j’aime proposer cette consigne magique : écrivez des « je te souhaite…. » adressés à vous, aux groupes, à un participants. Aujourd’hui, chacun et chacune pouvaient écrire à chacun des membres du groupe. C’était très fort. Merci pour vos mots… encore un stage d’une grande intensité ! Le rituel de clôture : un temps essentiel en atelier d’écriture et d’art-thérapie Dans les ateliers d’écriture ou d’art-thérapie, le rituel de clôture occupe une place essentielle. Souvent discret, parfois symbolique, il marque pourtant un moment décisif : celui du passage entre l’espace créatif ou thérapeutique et le retour à la vie quotidienne. Loin d’être un simple détail organisationnel, ce temps de fin constitue une étape qui sécurise, valorise et donne sens à l’expérience vécue. Créer une transition symbolique Tout atelier, qu’il s’agisse d’écriture ou d’art-thérapie, ouvre une parenthèse singulière. Les participants y plongent dans un espace intime où s’expriment émotions, souvenirs, désirs ou imaginaires. Cet espace n’est pas celui du quotidien : il a ses règles, sa temporalité, sa liberté. Pour que cette immersion soit vécue en toute sécurité, il importe aussi de penser le retour. Le rituel de clôture joue précisément ce rôle de transition symbolique : il signale que l’atelier s’achève et que chacun peut se ré-ancrer dans sa réalité personnelle. Intégrer l’expérience vécue La création, qu’elle passe par les mots, la peinture, la musique ou le collage, mobilise intensément l’intériorité. Elle fait surgir des émotions parfois fortes, des découvertes inattendues ou des prises de conscience nouvelles. Si l’on quittait l’atelier brusquement, ce vécu resterait en suspens, comme une énergie non contenue. Le rituel de clôture permet d’intégrer ces expériences : un temps de respiration, de partage ou de silence qui aide à accueillir ce qui a émergé et à le déposer symboliquement. Valoriser le chemin parcouru La clôture est aussi un moment de valorisation. Elle reconnaît le travail accompli, quelle qu’en soit la forme ou l’avancée. En atelier d’écriture, cela peut être la lecture d’un extrait choisi, un mot partagé sur ce que l’on emporte avec soi, ou simplement le geste de refermer son cahier. En art-thérapie, cela peut passer par une contemplation collective des productions, une phrase qui résume le ressenti, ou un rituel gestuel qui marque la fin. Ce temps de reconnaissance nourrit l’estime de soi et donne une place à ce qui a été exprimé. Favoriser le lien au groupe Dans un cadre collectif, la clôture revêt une dimension relationnelle importante. Elle consolide le sentiment d’appartenance et de confiance. Partager un mot, un geste ou un regard permet de se quitter dans une atmosphère bienveillante. Le rituel crée une cohérence, il rassemble ce qui a été vécu ensemble et permet de se séparer sans rupture brutale. Ce lien, même éphémère, nourrit la mémoire du groupe et le désir de revenir. Quelques formes possibles Les rituels de clôture varient selon l’animateur, le cadre et la sensibilité des participants. Ils peuvent prendre des formes très simples – une minute de silence, une respiration collective, un mot écrit sur un papier que l’on garde ou que l’on dépose. Ils peuvent aussi être plus élaborés : une ronde de remerciements, un geste symbolique répété à chaque séance, une petite phrase rituelle prononcée ensemble. L’important n’est pas la forme mais la régularité et la cohérence : c’est cette répétition qui crée le sentiment de rituel. FAQ sur le rituel de clôture en atelier d’écriture et d’art-thérapie Pourquoi faire un rituel de clôture en atelier d’écriture ? Le rituel de clôture permet de marquer la fin de l’atelier et de sécuriser le retour au quotidien. Il aide les participants à intégrer leurs émotions, à valoriser leur chemin créatif et à donner un sens global à l’expérience. Quels sont les bienfaits d’un rituel de clôture en art-thérapie ? En art-thérapie, le rituel de clôture favorise l’apaisement, la reconnaissance du travail accompli et le sentiment de cohésion au sein du groupe. Il contribue à transformer l’expérience créative en un vrai levier de bien-être et de développement personnel. Quelles formes peut prendre un rituel de fin d’atelier ? Le rituel peut être très simple : une minute de silence, un mot écrit, un geste symbolique, un partage en groupe. Il peut aussi être plus élaboré, comme une ronde de remerciements, une lecture ou un petit rituel créatif répété à chaque séance. Comment intégrer un rituel de clôture dans ses propres ateliers ? Tout animateur d’atelier d’écriture ou d’art-thérapie peut mettre en place un rituel adapté à son cadre. L’essentiel est la régularité et la cohérence : la répétition du même rituel crée une continuité sécurisante et donne aux participants un repère symbolique fort.
- L’écriture thérapeutique et l’anorexie mentale
Les bienfaits de l'écriture pour accompagner l'anorexie mentale "L’écriture ne triche pas, ne trahit pas. Elle permet de penser les mots et de panser les maux. L'anorexie c’est souvent le mal-à-dire, et l’écriture devient alors la malle à dire , le coffre où l’on range ce qui étouffe pour lui donner la voix. L’écriture thérapeutique me permet de détourner et d’apprivoiser la maladie autrement." Ce sont les mots d'une de mes patientes, qui suit une thérapie par l'écriture . L’écriture thérapeutique : un outil de reconstruction face à l'anorexie mentale L’anorexie mentale est un trouble complexe, où le rapport au corps et à l’alimentation devient le théâtre d’une souffrance profonde. Dans ce combat silencieux, l’écriture thérapeutique peut offrir un espace de liberté, de compréhension et de reconstruction. Comment mettre des mots sur ce qui semble indicible ? Comment transformer l’écriture en allié pour retrouver un équilibre intérieur ? L’anorexie mentale : quand le corps parle à la place des mots L’anorexie mentale ne se résume pas à un simple refus de s’alimenter. C’est une expression de détresse psychique, souvent liée à un besoin de contrôle, à une image de soi déformée, ou à des émotions enfouies. Les personnes concernées vivent souvent un sentiment d’isolement, comme si leur souffrance était invisible ou incomprise. Dans ce contexte, l’écriture thérapeutique peut devenir un pont entre le silence et l’expression . Elle permet de donner une voix à ce qui est tu, de mettre en lumière les mécanismes internes et de créer un dialogue avec soi-même. L’écriture comme outil de réconciliation L’ écriture thérapeutique n’est pas un simple exercice littéraire : c’est un processus actif de reconnexion à soi. Voici quelques pistes pour l’intégrer dans un parcours de soin : Le journal émotionnel : Noter quotidiennement ses pensées, ses peurs et ses petites victoires permet de prendre du recul et d’identifier les schémas répétitifs. Par exemple, écrire sur les déclencheurs d’une crise d’angoisse liée à l’alimentation peut révéler des liens insoupçonnés avec des événements passés. La lettre à soi-même : Écrire une lettre à son « moi » d’hier, d’aujourd’hui ou de demain aide à reconnaître sa propre évolution et à cultiver la compassion envers soi. C’est aussi un moyen de dialoguer avec la partie « critique » qui alimente le trouble. Les métaphores créatives : Utiliser des images, des contes ou des poèmes pour décrire son vécu permet de contourner la censure interne. Par exemple, décrire l’anorexie comme un « monstre » ou un « gardien » peut aider à en comprendre le rôle protecteur (mais illusoire). Pourquoi suivre une thérapie par l'écriture ? La thérapie par l'écriture , encadrée par un professionnel formé, favorise : Une meilleure conscience de soi, Une réduction du stress, Un sentiment de maîtrise sur son récit personnel. Utilisée en complément d’autres approches (TCC, hospitalisation, etc.) la thérapie par l'écriture permet d'ancrer les prises de conscience et de se découvrir autrement. Les consignes d'écriture sont pensées spécifiquement pour chaque patiente fonction de son histoire. L’anorexie mentale est une épreuve qui touche l’identité dans son ensemble. L’écriture thérapeutique ne guérit pas à elle seule, mais elle offre un espace de respiration, un moyen de retrouver sa voix et de réécrire son histoire avec bienveillance. Je reçois dans mon cabinet à Paris et en ligne des personnes qui souhaitent suivre une thérapie par l'écriture en lien avec l'anorexie mentale. Écriture thérapeutique et troubles alimentaires à Paris Retrouver sa voix intérieure grâce aux mots L’écriture n’est pas qu’une activité créative ou littéraire. Elle peut devenir un outil puissant de reconstruction , notamment face à des troubles alimentaires comme l’anorexie mentale. À travers un accompagnement en écriture thérapeutique à Paris et en ligne , il est possible de renouer avec son corps, ses émotions et sa confiance en soi. Dans mon cabinet, je propose un espace où les mots deviennent des alliés pour mettre en lumière les ressentis souvent tus ou enfermés par la maladie. Écrire pour comprendre les troubles alimentaires Les troubles alimentaires, qu’il s’agisse d’ anorexie mentale, de boulimie ou d’hyperphagie , traduisent souvent une lutte intérieure profonde. Ils mettent en jeu le rapport au corps, mais aussi au monde et aux relations. L’écriture thérapeutique permet de : Exprimer l’indicible : mettre des mots sur des sensations corporelles ou des émotions complexes. Clarifier les pensées : sortir de la spirale mentale qui enferme. Se relier à soi : retrouver une voix personnelle qui dépasse la maladie. L’écriture thérapeutique face à l’anorexie mentale L’anorexie mentale est l’un des troubles alimentaires les plus marqués par le silence et le contrôle. Derrière le symptôme, il y a souvent un besoin profond : reprendre du pouvoir sur son corps et sur sa vie . L’écriture devient alors : un espace sûr pour déposer ses peurs, ses colères ou ses doutes ; un exercice de liberté face aux contraintes imposées par la maladie ; une pratique douce et non jugeante pour explorer ce qui se cache derrière les comportements alimentaires. À travers des consignes d’écriture adaptées, je propose d’ouvrir des chemins pour transformer le rapport à soi et amorcer un processus de réconciliation intérieure. Accompagnement anorexie par l’écriture à Paris L’accompagnement que je propose s’adresse à toute personne souhaitant explorer un chemin parallèle à un suivi médical et psychologique . L’écriture n’est pas un traitement, mais elle offre un soutien complémentaire qui peut aider à : Se réapproprier son vécu au-delà du prisme de la maladie. Retrouver de la souplesse psychique grâce aux mots. Exprimer ce qui reste bloqué dans le dialogue avec les proches ou les soignants. Les séances se déroulent à Paris , dans un cadre sécurisant, ou en ligne , pour celles et ceux qui préfèrent écrire depuis chez eux. Comment se déroule une séance d’écriture thérapeutique ? Chaque séance est construite autour de consignes personnalisées , selon votre parcours et vos besoins. Nous définissons ensemble un thème d’écriture lié à ce que vous traversez. Vous écrivez librement, dans un temps protégé. Nous explorons ensemble le texte : les images, les émotions, les pistes de transformation. Il ne s’agit pas de juger la qualité littéraire, mais d’accueillir la parole brute et sincère qui se dépose sur le papier. Pourquoi choisir l’écriture thérapeutique pour les troubles alimentaires ? Contrairement à d’autres approches, l’écriture thérapeutique : ne demande pas de parler immédiatement de ce qui est douloureux ; respecte le rythme de chacun·e ; ouvre un dialogue intérieur qui peut préparer ou soutenir d’autres formes de thérapie. Elle devient un outil de pacification : un lieu où déposer, relire, transformer. Écriture thérapeutique pour troubles alimentaires à Paris et en ligne : un espace pour vous Que vous soyez en plein parcours de soin pour l’anorexie mentale ou d’autres troubles alimentaires, ou que vous cherchiez simplement un lieu d’expression : À Paris , je vous accueille dans mon cabinet. En ligne , les séances se déroulent avec la même attention et confidentialité, pour que l’écriture s’intègre dans votre quotidien. Se reconstruire par les mots L’anorexie et les troubles alimentaires ne définissent pas une personne. Derrière le symptôme, il y a une histoire, une sensibilité, une richesse. L’écriture thérapeutique ouvre un chemin pour retrouver une identité plus vaste que la maladie . Chaque mot écrit devient une pierre de reconstruction .Chaque texte ouvre une fenêtre sur la liberté . En savoir plus Si vous souhaitez explorer l’écriture thérapeutique à Paris ou en ligne , je vous invite à me contacter. Ensemble, nous pourrons voir comment les mots peuvent devenir des alliés dans votre parcours de transformation .
- Une femme qui boxe
Les vertus de la boxe pour les femmes La boxe, longtemps perçue comme un sport réservé aux hommes, s’impose aujourd’hui comme une discipline de plus en plus prisée par les femmes. Bien au-delà de l’image du combat ou de la violence, elle révèle une richesse insoupçonnée : force, confiance, équilibre intérieur, et même bien-être émotionnel. Les vertus de la boxe pour les femmes sont multiples, touchant à la fois le corps, l’esprit et la manière d’être au monde. La boxe pour renforcer le corps et la santé La boxe est un sport complet qui sollicite l’ensemble du corps. Les enchaînements de coups, les esquives, les déplacements et le travail au sac développent l’endurance, la tonicité musculaire et la coordination. Pour les femmes, cela signifie un renforcement de la posture, une meilleure condition physique et une grande vitalité. En combinant cardio et musculation, la boxe favorise également la perte de poids et la régulation du stress. C’est une activité idéale pour se sentir en forme, puissante et énergique. Développer la confiance en soi Pratiquer la boxe, c’est apprendre à prendre sa place. Les femmes qui s’y initient découvrent qu’elles possèdent une force parfois insoupçonnée. Chaque coup porté avec justesse, chaque geste maîtrisé renforce la conviction que l’on peut s’affirmer et agir avec assurance. Cette confiance acquise sur le ring déborde ensuite dans la vie quotidienne : au travail, dans les relations ou face à des situations difficiles. La boxe devient alors un véritable levier d’empowerment. Apprendre à canaliser ses émotions La boxe offre aussi un espace d’expression et de libération émotionnelle. La colère, la frustration, l’anxiété ou la tristesse trouvent une voie saine d’exutoire à travers le mouvement et l’effort. Loin de favoriser l’agressivité, la discipline enseigne au contraire à canaliser l’énergie, à transformer les tensions en gestes précis et en respiration maîtrisée. Les femmes y trouvent un moyen de mieux gérer leurs émotions et de retrouver un apaisement durable. Briser les stéréotypes En s’appropriant un sport traditionnellement masculin, les femmes déconstruisent les clichés liés à la fragilité ou à la douceur obligatoire. La boxe permet de redéfinir l’image de la féminité : une femme peut être à la fois puissante et sensible, offensive et bienveillante, combative et créative. Elle apprend à ne pas se limiter aux rôles imposés et à incarner pleinement toutes les facettes de son identité. Favoriser la solidarité et le respect La boxe, malgré son apparence de confrontation, repose sur des valeurs fortes : le respect de l’autre, la discipline, l’écoute et la solidarité. Dans un club, les femmes trouvent souvent une communauté accueillante où l’entraide et le soutien jouent un rôle central. Les entraînements collectifs créent des liens, nourrissent la confiance mutuelle et renforcent le sentiment d’appartenance. Un outil d’autodéfense Enfin, la boxe procure une sécurité supplémentaire. Sans forcément chercher le combat réel, les femmes qui la pratiquent acquièrent des réflexes, une conscience du corps et une assurance qui peuvent s’avérer précieuses en cas de danger. Ce sentiment de pouvoir se défendre contribue à réduire la peur et à cultiver un rapport plus serein à l’espace public. La boxe est donc bien plus qu’un sport : pour les femmes, elle est une école de liberté. Elle permet de mieux habiter son corps, d’affirmer sa présence, de se libérer des tensions et de s’épanouir dans toutes les sphères de la vie. Lire un livre sur une femme qui se met à la boxe : À tous les z’amoureux et amoureuses de la boxe… un livre qui déplie chaque sensation éprouvée lorsque l’on boxe. 🥊 un superbe récit pugilistique au féminin. Bravo et merci à son autrice : Sylvie Pérenne. Sylvie Pérenne
- Des uppercuts et des mots
Les ateliers boxe et poésie ! Une double page sur les ateliers Boxe & Écriture dans le magazine La machine à écrire ! Iris raconte son vécu de l'atelier Boxe & Écriture sur le thème : "petits et grands combats". Un très beau témoignage sur cet atelier porté par Images & Mots , co-animé par Emmanuelle Jay et Rodolphe Lanfranchi. Quels sont les points communs entre la boxe et la poésie ? À première vue, la boxe et la poésie semblent appartenir à deux univers opposés : l’un est physique, brutal et rythmé par les coups, l’autre est littéraire, sensible et tissé de mots. Pourtant, de nombreux liens profonds les rapprochent, révélant que ces deux pratiques partagent une même essence : la quête d’expression, de rythme et de vérité. La boxe, comme la poésie, repose avant tout sur le rythme. Dans le ring, chaque mouvement est une danse réglée, faite d’attaques, d’esquives et de respirations. Dans le poème, les vers suivent une cadence, une musique intérieure qui guide la lecture et transmet une émotion. Le corps du boxeur et la voix du poète obéissent ainsi à une même pulsation vitale : trouver le tempo juste pour exprimer l’intensité d’un instant. Toutes deux exigent également une discipline rigoureuse. Derrière la spontanéité apparente d’un combat ou d’un poème se cachent des heures d’entraînement, de réécriture et de recherche de précision. Le boxeur affine ses gestes pour qu’ils deviennent fluides et efficaces, comme le poète cisèle ses mots pour qu’ils frappent avec justesse. Dans les deux cas, la maîtrise technique ne réduit pas l’émotion : elle la rend plus percutante. Enfin, la boxe et la poésie se rejoignent dans leur dimension existentielle. Monter sur le ring, c’est affronter la peur, le doute, parfois soi-même ; écrire un poème, c’est se confronter à ses émotions les plus intimes. Dans ces espaces de vérité, chacun cherche à transformer la violence intérieure – qu’elle soit physique ou émotionnelle – en une forme d’expression créatrice. La douleur, l’effort et la beauté se rencontrent pour donner naissance à une expérience humaine profonde. Ainsi, boxe et poésie sont deux arts du combat et de la grâce : l’un avec les poings, l’autre avec les mots, mais tous deux portés par le même désir de toucher au cœur du réel.
- Atelier d'écriture empreintes accompagnement du deuil
Atelier d'écriture thérapeutique, accompagnement du deuil Les ateliers d'écriture Empreintes Ardoise sont des ateliers d’écriture mensuels que je co-anime avec une accompagnante Empreintes. Ces ateliers proposent de partager un temps d'écriture guidé avec d’autres personnes en deuil. L’objectif est de prendre le temps d’exprimer ses émotions, (tristesse, colère, espoir aussi... ), de poursuivre le lien avec la personne défunte à travers les mots. En partageant leurs écrits, les participants laissent résonner en eux d’autres textes, d’autres histoires de vie. Il n’est pas nécessaire d’être écrivain ou d’avoir des talents littéraires pour y participer. L’objectif est simplement d’écrire ce que l’on ressent après un deuil. Un atelier d’écriture d’accompagnement du deuil poursuit trois objectifs principaux, qui se complètent et se renforcent mutuellement : exprimer les émotions, maintenir le lien symbolique avec la personne disparue et favoriser un chemin de reconstruction intérieure. Le premier objectif est d’offrir un espace d’expression libre et sécurisant. Le deuil provoque un tourbillon d’émotions intenses – tristesse, colère, culpabilité, solitude – qui peuvent être difficiles à partager dans la vie quotidienne. L’écriture, soutenue par la bienveillance du groupe et de l’animateur, devient un moyen de déposer ces ressentis sans jugement. Elle permet de mettre des mots sur l’indicible et de reconnaître la légitimité de sa douleur. Le deuxième objectif consiste à maintenir un lien symbolique avec le défunt. Rédiger des lettres, raconter des souvenirs ou écrire des dialogues imaginaires aide à continuer la relation autrement. L’atelier invite à transformer l’absence en présence intérieure, à rendre hommage et à célébrer ce qui a été vécu. Ce travail d’écriture soutient l’intégration de la perte dans la vie du participant, en honorant la mémoire de l’être cher tout en apprenant à vivre différemment. Le troisième objectif vise à accompagner un processus de reconstruction. Au fil des exercices, l’écriture ne se limite pas à exprimer la douleur : elle ouvre aussi à la créativité et à l’avenir. Elle permet de redonner sens à l’expérience, de retrouver une cohérence personnelle et de se projeter vers de nouveaux possibles. En écrivant, la personne en deuil découvre ses propres ressources et commence à se réapproprier son histoire. Ainsi, un atelier d’écriture d’accompagnement du deuil aide à exprimer, à relier et à reconstruire. Il offre un cadre collectif et bienveillant où les mots deviennent des alliés précieux pour traverser l’épreuve et cheminer vers une forme d’apaisement.
- Des textes d'atelier dans un podcast
L'atelier boxe et écriture -podcast Des gants de boxe et un stylo c’est bel et bien le pari singulier des ateliers boxe-écriture que je co-anime avec Rodolphe Lanfranchi, coach de boxe. Pendant trois heures, des temps de pratique de la boxe et des temps d'écriture poétiques s’alternent pour explorer dans le corps et dans la pensée - le mouvement. Ces ateliers boxe-écriture ont été donnés entre juillet 2020 et septembre 2024 à plusieurs groupes de jeunes adultes en situation d’exclusion et de ré-insertion, dont certains étaient également des survivants de traumatismes extrêmes vécu sur la route du parcours migratoire. Les jeunes que nous avons reçu, accompagnés par des associations, ne seraient probablement pas venu à un atelier d’écriture poétique si celui-ci ne proposait pas un atout particulièrement attractif : la boxe. Si certains jeunes ne parlent pas encore très bien le français, nous trouvons à nous adapter. Dans l’ensemble peu de jeunes ont déjà enfilé des gants de boxe. Les textes d'ateliers et témoignages sont a retrouver ici :
- Le logo-greffe ou mot-valise
Une consigne d'écriture inspirée de l'oulipo La proposition d’écriture nommé logo-greffe , inspirée par l'OuLiPo et les mots-valises, se déroule en plusieurs étapes. 1. Écrire une série de mots sur des petits papiers pour confectionner une pioche. 2. Tirer au sort des mots de la pioche par paire. 3. Greffer ensemble les syllabes des deux mots piochés pour former un nouveau mot. 4. Donner la définition de ce nouveau mot, suivi d'un exemple. 5. Avec l’ensemble des mots créés par le groupe, écrire un texte dans lequel ils sont tous employés à la manière d’une nouvelle langue. Voici l'une de mes créations : Encréer : encrer + créer. Verbe du premier groupe.
- Ré-ouverture des consultations en boxe-thérapie
Des consultations de boxe-thérapie à Paris Une thérapie exclusivement réservée aux femmes. Le mercredi matin une fois par mois au Centre Père Lachaise (75011). Prise de RDV sur résalib uniquement. Peu de créneaux, réserver à l'avance. https://www.resalib.fr/praticien/94911-emmanuelle-jay-art-therapeute-paris La boxe-thérapie est un dispositif thérapeutique qui utilise la boxe comme un champ d'exploration permettant de sentir, d'exprimer, puis de libérer ses émotions. La boxe-thérapie permet de travailler – avec son corps et symboliquement – sur les émotions débordantes ou trop contenues : les frustrations, la colère ou l'agressivité, afin de faciliter la mise en mots dans un cadre sécurisé propice à l'élaboration des métaphores psychiques. La boxe-thérapie permet d’observer et d’identifier ses ressentis lors d'une mise en situation de boxe (tension, réflexes, confrontation, rapport de force, défenses, attaques, puissance) et de les faire évoluer. La médiation écriture en fin de séance permet de déposer ce qui s'est vécu, de contenir les émotions, de prendre conscience des métaphores psychiques et symboliques, de lier mouvements du corps et ceux de la pensée. Garante du cadre, des ajustements du dispositif, j'encourage toutes les explorations psychocorporelles et propose des retours d’expérience par la parole, et par la médiation écriture en fin de séance. La dimension créative et artistique est au coeur du dispositif. Le mouvement peut-être dansé, joué, mimé, ralentit, en musique. Une large place est également fait à l'imaginaire.
- Écrire le deuil
Pourquoi écrire quand on est endeuillé ? Écrire lorsque l’on traverse un deuil peut sembler difficile, voire impossible, tant la douleur paraît indicible. Pourtant, poser des mots sur la perte devient souvent un chemin de soutien et de reconstruction. L’écriture offre un espace intime où l’on peut exprimer sans retenue ce que l’on n’ose pas toujours partager avec les autres : la tristesse, la colère, les regrets ou encore l’amour persistant pour l’être disparu. Sur la page, tout peut être dit sans peur d’être jugé, ce qui apporte un sentiment de liberté et de soulagement. Écrire aide également à clarifier ce qui, dans le deuil, semble confus ou chaotique. Les pensées s’entremêlent, les souvenirs surgissent de manière désordonnée, et le journal, la lettre ou même quelques phrases deviennent un moyen d’organiser ce flux intérieur. Ce processus d’extériorisation permet de mieux comprendre ses émotions et de donner une forme concrète à ce qui reste abstrait et douloureux. L’écriture est aussi une manière de maintenir un lien symbolique avec la personne disparue. Rédiger des lettres adressées au défunt, raconter des souvenirs ou décrire son quotidien sans lui, c’est continuer à dialoguer et à honorer sa mémoire. Ce geste nourrit un sentiment de présence apaisante et aide à intégrer la perte dans sa vie. Enfin, écrire en période de deuil ouvre la possibilité d’une transformation. Au fil des pages, la douleur se dépose, se décante, et parfois s’adoucit. L’écriture n’efface pas l’absence, mais elle offre une voie pour apprivoiser le manque et réinventer une existence malgré l’épreuve. Elle devient un compagnon silencieux qui accompagne pas à pas vers une nouvelle forme d’équilibre. Écrire quand on est endeuillé, c’est donc à la fois pleurer, se souvenir et se reconstruire, en transformant la souffrance en un langage qui apaise et qui relie. Pour plus d'informations, contactez l'assocition Empreintes. https://www.emmanuellejay.com/psychotherapie-deuil-paris
- Mes articles sur l'écriture sont en ligne
Des ressources sur l'écriture créative Mes articles sur l'écriture, parus dans la presse, sont désormais disponibles en lecture sur mon site. Belle découverte ! N'hésitez pas à partager.
- Les couleurs de février dans le cabinet
Un cabinet de psychanalyse à Paris Centre - Le marais Février installe ses couleurs dans le cabinet d’écriture et de psychanalyse avec l’abricotier du Japon (jeu hanafuda). Belle floraison d’idées et de désirs à toutes et tous.
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