Écrire les larmes : l’écriture pour accompagner le deuil
Écrire les larmes : quand l’écriture accompagne le deuil

Larmes qui déferlent. Larmes contenues. Sanglots. Flots. Larmes écrasés. Larmes ravallées. Larmes sèches. Larmes qui soulagent.
Dans l’accompagnement du deuil, les larmes sont l’un des signes les plus visibles du chagrin, mais elles ne disent pourtant pas tout de lui. On peut pleurer beaucoup, peu, longtemps, tardivement. On peut ne pas pleurer du tout.
Les larmes, une écriture du corps
La larme est une manifestation du corps. Quand l'émotion déborde, elle s’écoule sur les joues.
La poésie fait couler les larmes jusque dans le paysage. Chez Paul Verlaine par exemple :
« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. »
Dans l'atelier d’écriture, on peut imaginer une larme qui aurait une couleur, une température, un goût. On peut faire parler une larme comme un personnage :
Je suis la larme qui…
Je viens lorsque…
Je transporte avec moi…
Je voudrais te dire…
Lorsque je disparais, je laisse…
La personnification offre une distance et ouvre sur le dialogue. La personne endeuillée peut parler d’elle-même sans avoir nécessairement à se raconter directement.
Une autre proposition consiste à imaginer que les larmes contiennent quelque chose.
Que trouve-t-on à l’intérieur d’une larme ?
De la larme à l’eau
L'écriture peut progressivement élargir le motif.
La larme devient goutte, pluie, rivière, torrent, mer, brume, neige ou source.
On peut demander :
« Si votre chagrin était une étendue d’eau, laquelle serait-il aujourd’hui ? »
Une mer démontée ? Une flaque après l’orage ? Une rivière souterraine ? Un lac immobile ? Une pluie fine ? Une source ?
Puis poursuivre : Que faudrait-il pour que cette eau puisse circuler ? Où va-t-elle ? Que rencontre-t-elle sur son chemin ?
Un atelier sur les larmes
Retrouvons-nous mercredi prochain chez Empreintes - accompagnement du deuil pour explorer la relation de chacun·e aux larmes. Un atelier ouvert à tous les endeuillés.
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