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  • Un atelier d’écriture autour des fleurs et du deuil

    Écrire le deuil, faire fleurir les mots et les émotions Le thème du dernier atelier d'écriture chez Empreintes, accompagner le deuil était : Fleurs, poèmes et créativité. Les fleurs, de part leurs symboliques, ont cette capacité d’ouvrir des espaces sensibles, où l'invisible se fraye un chemin, où les mots viennent se déposer — en pétales. Lors de cet atelier d’écriture dédié à l’accompagnement du deuil , elles ont été bien plus qu’un simple thème : elles ont servi de passerelle entre l’intime et le partage, entre la fragilité et la beauté du vivant. Très vite, une atmosphère particulière s’est installée. Les participantes ont été invités à choisir une carte fleur, à la regarder, à laisser émerger ce qu’elle évoquait en eux. Laurier blanc, calendula, reine-des-prés, millepertuis, bleuets, violette, œillet, pivoine, bouton d’or… chacune portait un message, une résonance, un dessin, des sonorités. À travers elles, chacune a pu écrire en suivant le guide des propositions poétiques. Le thème des fleurs a permis d’aborder la vulnérabilité avec douceur. Parler du deuil peut être difficile, abrupt, même sembler impossible. Mais en passant par le détour du végétal, quelque chose s’ouvre. La fragilité d’un pétale, la brièveté d’une floraison, la persistance d’un parfum… autant de métaphores qui "parlent" d'elles-mêmes. Une participante a partagé cette phrase à la fin de l’atelier :« Nous avons tous deux faces, comme ces jolis galets sur lesquels nous avons écrit. » Cette image a résonné dans le groupe. Elle évoque ces parts de nous-mêmes que nous montrons, et celles que nous gardons cachées, parfois même à nous-mêmes. Le deuil, comme l’écriture, vient révéler ces dualités, ces contradictions intérieures. Une autre personne a proposé une comparaison délicate et profondément touchante : pour elle, le parfum d’une fleur est comme l’âme — quelque chose d’invisible mais persistant, qui demeure même lorsque le corps n’est plus là. Cette image a permis de dire autrement ce que beaucoup ressentent : la présence qui subsiste malgré l’absence. Tout au long de l’atelier, les textes ont pris des formes variées. Certains étaient narratifs, d’autres poétiques. Il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise manière d’écrire, seulement une invitation à être sincère. Les fleurs ont accompagné chaque participante dans leur rythme, comme des tuteurs discrets. Cet atelier autour des fleurs et du deuil me rappelle combien l'écriture permet de créer des images singulières qui valent mille mots. Elle autorise la sensibilité qui est accueillie comme une force, et non comme une fragilité à cacher. Peut-être que, comme les fleurs, nous traversons des cycles. Et c’est bien cela que cet atelier est venu toucher : la possibilité, malgré tout, de rester en lien avec le vivant.

  • La création littéraire et le rêve éveillé

    Freud, le rêve et la création littéraire Dans son essai Le créateur littéraire et le rêve éveillé , Freud explore avec finesse les liens entre l’inconscient et le processus créatif en littérature. Je vous propose ici un dialogue de questions.Un chemin de réflexion entre clinique, écriture et monde onirique. Sommes-nous autorisés à comparer le poète au rêveur en plein jour ? « Sommes-nous vraiment autorisés à comparer le poète au rêveur en plein jour et ses créations à des rêves diurnes ? » Freud pose la question avec prudence — mais la réponse affleure : oui. Le rêve nocturne transforme les désirs, les conflits, les tensions internes en images. L’écrivain, lui aussi, transforme une matière intérieure en récit partageable. Alors, écrire reviendrait-il à rêver éveillé ? Créer, serait-ce produire des rêves en pleine conscience ? Le jeu, l’enfance et la naissance de l’imaginaire « Le poète fait comme l'enfant qui joue ; il se crée un monde imaginaire qu'il prend très au sérieux, c'est-à-dire qu'il dote de grandes quantités d'affect, tout en le distinguant nettement de la réalité. » Freud rapproche le poète de l’enfant qui joue. Le jeu est un espace intermédiaire : ni tout à fait réalité, ni tout à fait illusion. L’imaginaire nous relie à notre enfance — au jeu, mais aussi au je . L’écrivain n’est-il pas cet enfant devenu adulte, capable d’habiter deux mondes à la fois ? En séance, lorsque l’écriture surgit à partir d’un rêve ou d’une image intérieure, je retrouve cette qualité de jeu sérieux. Quelque chose se crée, se déploie, s’éprouve. Le moi, héros du rêve et du roman « C'est sa majesté le moi, héros de tous les rêves diurnes comme de tous les romans. » Freud souligne la place centrale du moi : dans le rêve diurne comme dans la fiction, il est le protagoniste, parfois masqué, parfois idéalisé, parfois fragmenté. Mais où est le moi dans l’écriture ? Est-il partout ? Dans chaque personnage ? Dans chaque conflit ? Dans chaque choix narratif ? Et où est l’écriture dans le rêve ? N’est-elle pas déjà présente, dans la mise en scène, dans la dramaturgie nocturne, dans la capacité de la psyché à raconter une histoire ? Du rêve nocturne à la création consciente Dans une perspective analytique, le rêve n’est pas seulement un message à interpréter. Il est déjà une œuvre miniature. Lorsque l’on écrit en séance, dans un cadre psychodynamique, on se découvre rapidement en état de reverie. Le rêve ouvre une scène. L’écriture donne un espace. Entre inconscient et création, il y a continuité.

  • Masterclass sur les consignes d'écriture

    Comment créer ses propres consignes d'écriture ? J’ai eu l’immense plaisir d’animer trois masterclass pour La Plume Académie sur un thème qui me passionne depuis plusieurs années : l’art de créer des consignes d’écriture. Intuiter, chercher, chiner la consigne…. Jouer, essayer, déplacer, transformer la première idée… trouver la bonne forme pour le bon effet…. Anticiper les variantes…. Répondre à une demande… faire vivre sa consigne ! Durant cette formation, j’ai abordé : - les grandes familles de consignes - les grandes familles de contraintes - comment jouer avec - les principaux effets de leviers - les indications / contre-indications - un recap sur le processus de création et les processus de l’art-thérapie  - 20 jeux / outils / méthodes Un immense merci à Anne-Sylvie Pinel  de La Plume Académie pour sa confiance, sa présence, son intelligence, sa lumière. Un immense merci au 59 participant·es pour vos présences et vos questions passionnantes. Il est encore possible de rejoindre la formation en replay. Elle contient 3 masterclass, des supports écrits et un module de mise en pratique avec :  - une matrice pour créer 40 consignes - un guide pour créer un déroulé de séance ou d’atelier 🍒La cerise sur vos mots : je vous propose un retour individualisé sur vos écrits. À bientôt ✍️❤️

  • Les bienfaits de l’écriture à l’honneur dans le Hors-Série de Psychologie Magazine

    L'écriture thérapeutique mise en lumière dans Psychologie Magazine Je suis heureuse de partager une belle actualité éditoriale : le nouveau numéro Hors-Série de Psychologie Magazine, paru en février/mars, met en lumière les multiples bienfaits de l’écriture sur notre psychisme, notre créativité et notre connaissance profonde de nous-même. Ce numéro, conçu avec soin par Pascal Senk, propose une exploration riche de l’écriture comme pratique à la fois thérapeutique, réflexive et transformatrice. Une contribution issue de mon dernier ouvrage J’ai l’honneur de contribuer à ce Hors-Série à travers la publication d’extraits de mon dernier ouvrage, paru aux éditions Érès. Cette participation s’inscrit dans la continuité de mon travail autour des liens entre écriture, subjectivité et élaboration psychique. Voir ces réflexions intégrées dans un numéro consacré aux pouvoirs de l’écriture est une grande joie, et témoigne de l’intérêt croissant porté à cette pratique comme outil de transformation personnelle et professionnelle. L’écriture, un espace de transformation Écrire permet de : clarifier ses pensées et ses émotions, mettre en forme son expérience, prendre du recul sur son vécu, et parfois, ouvrir des perspectives nouvelles. Loin d’être réservée aux écrivains, l’écriture constitue un outil accessible à chacun, dans une démarche d’exploration, de compréhension et de création. À découvrir Ce Hors-Série constitue une ressource précieuse pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la psychologie, au développement personnel, ou simplement à la puissance de l’écriture. Je remercie chaleureusement la rédaction pour cet accueil, et suis honorée de voir mon travail rejoindre les pages de cette publication de référence.

  • Qu'est-ce que l'écriture thérapeutique ?

    Découvrir mon diagramme : Qu’est-ce que l’écriture thérapeutique ? Comprendre une pratique issue de l’art-thérapie On confond souvent l’écriture thérapeutique avec le simple fait d’écrire pour se soulager, tenir un journal intime ou « vider son sac ». Si ces pratiques peuvent être bénéfiques, l’écriture thérapeutique va plus loin . Elle s’inscrit dans un cadre de soin , hérité de l’art-thérapie , et repose sur une articulation précise entre création, accompagnement et processus psychique. C’est ce que j’ai souhaité représenter dans le diagramme que je te partage ici. Un point de rencontre : création, soin et psyché L’écriture thérapeutique se situe au croisement de plusieurs dimensions essentielles : ✨ Le processus de création L’écriture est ici envisagée comme un acte créatif , au même titre que les autres médiations artistiques en art-thérapie. Il ne s’agit pas d’écrire « bien », mais d’écrire juste pour soi , en laissant émerger images, sensations, émotions, mots bruts ou symboliques. La création permet : de donner forme à l’informe de rendre visible l’invisible de mettre à distance ce qui envahit 🧠 Le lien corps – psyché L’écriture thérapeutique engage le corps autant que l’esprit. Le rythme, le souffle, la main qui écrit, les sensations internes participent pleinement du processus. Écrire, ce n’est pas seulement réfléchir : c’est ressentir , traverser , incarner . 🩺 Un processus de soin Issue de l’art-thérapie et inscrite dans le champ de la psychiatrie et de la psychothérapie, l’écriture thérapeutique fait partie d’un processus de soin . Elle vise : une transformation psychique une meilleure compréhension de soi un apaisement, une symbolisation, une mise en sens Ce n’est ni un loisir créatif, ni un atelier d’écriture littéraire. Un cadre thérapeutique contenant L’un des piliers fondamentaux de l’écriture thérapeutique est le cadre . 🤝 Écoute et accompagnement L’écriture se déploie dans une relation :celle d’un accompagnement bienveillant , sécurisant, respectueux du rythme de la personne. Le texte n’est jamais jugé, corrigé ou interprété de façon arbitraire. 🧩 Une approche psychodynamique Le travail s’appuie sur une compréhension des processus inconscients , des mécanismes psychiques et symboliques à l’œuvre dans l’écriture. Les mots, les silences, les répétitions, les images ont un sens — non pas figé, mais à explorer ensemble . 🎓 Un·e professionnel·le formé·e L’écriture thérapeutique est animée par un·e professionnel·le formé·e , issu·e de l’art-thérapie ou d’un champ clinique reconnu. C’est cette formation qui garantit : la sécurité psychique le respect des limites la capacité à accueillir ce qui émerge Écriture thérapeutique : une pratique à part entière Comme le montre le diagramme, l’écriture thérapeutique n’est pas une simple addition d’éléments .Elle naît précisément à leur intersection : création ✕ psyché ✕ soin ✕ cadre ✕ accompagnement C’est un espace où l’écriture devient outil de transformation , de réparation et de mise en mouvement. Pour qui ? Pour quoi ? L’écriture thérapeutique peut s’adresser à toute personne qui ressent le besoin : de se dire autrement que par la parole d’explorer son monde intérieur de traverser une période de transition, de souffrance ou de questionnement de renouer avec sa créativité comme ressource de soin

  • Pourquoi créer nous fait du bien

    Une table ronde sur la santé mentale et la création Lundi dernier je participais au Blue Monday avec Dailymotion. Une table ronde sur la créativité. Pourquoi créer peut faire du bien ? Créer, ce n’est pas seulement produire quelque chose de « joli » ou de réussi. C’est avant tout un processus qui nous fait et nous défait. Alors si la création nous fait autant de bien, ce n’est pas un hasard. Créer, c’est dire au-delà des mots La création est un mode d’expression non verbale . Elle permet de dire des choses qu’il est parfois impossible de formuler avec des mots. Une forme, une couleur, un geste, une matière peuvent communiquer des émotions, des tensions ou des désirs que le langage ne parvient à exprimer dans toute sa complexité. Créer, c’est autoriser ce qui n’a pas encore de phrase à exister quand même. La création impose un temps Contrairement à la parole, la création s’inscrit dans la durée. On y pense, on y revient, on doute, on transforme. On se confronte à ce que l’on fait, à ce que l’œuvre nous renvoie. Ce temps du processus est essentiel : il permet une élaboration progressive, là où la parole peut parfois être immédiate, voire défensive. Un processus proche du fonctionnement psychique Le psychanalyste Didier Anzieu décrit le processus créatif en cinq étapes : Ça bouillonne Je me mets à l’écart Une idée apparaît Je lutte pour lui donner forme Je lâche l’œuvre Ce chemin ressemble beaucoup au travail psychique . Créer, ce n’est pas aller tout droit : c’est accepter les détours, les résistances, les moments de flou. Et surtout, on ne peut pas être passif quand on crée . Il y a toujours un mouvement, même minime. C’est un point fondamental, notamment dans les états dépressifs : la création peut remettre en route quelque chose là où tout semblait figé. Créer, c’est aussi élaborer Créer, c’est transformer. Transformer une émotion brute, une sensation confuse ou encore une expérience. Ce processus permet de prendre conscience , de mettre du sens, parfois de nommer ce qui était jusque-là informulable. La création devient alors un véritable outil d’élaboration psychique. Entre soi et l’autre On ne crée jamais totalement seul. Même lorsqu’on crée pour soi, il y a toujours un autre en filigrane : un regard imaginé, un partage possible. La création favorise ainsi la liaison entre le monde interne et le monde externe . Elle fait pont. Elle relie. Jouer, créer, être libre Créer, c’est aussi jouer. Et jouer, c’est entrer dans un espace de liberté, d’exploration et de partage. Un espace où l’on peut essayer, rater, recommencer. Dans un cadre d’un atelier créatif, le jeu s’appuie souvent sur une consigne ou une contrainte. Paradoxalement, cette contrainte est libératrice : elle sécurise et stimule à la fois. Se faire du bien n’est pas se soigner, art-thérapie vs créativité pure Il est important de distinguer le mieux-être de le soin . Créer peut faire du bien, apaiser, soutenir. Mais l’art-thérapie est une psychothérapie à part entière , qui nécessite un thérapeute formé et un cadre spécifique. L’art-thérapie s’adresse notamment aux personnes pour qui la parole est inopérante ou insuffisante. Les processus de création y sont utilisés comme métaphores des processus psychiques , accompagnés et pensés dans une relation thérapeutique. En résumé Créer nous fait du bien parce que cela nous met en mouvement, nous relie à nous-mêmes et aux autres, et nous permet d’exister autrement que par les mots. Créer, ce n’est pas seulement faire : c’est cheminer .

  • Drama-boxe, boxe-théâtre, les émotions

    Ce matin, dans les consultations de boxe-thérapie, place à la Drama-Boxe 🥊🎭 Un mélange de dramathérapie (théâtre) et de boxe-therapie pour explorer les émotions dans le mouvement et leur transformation dans l’espace boxe. Les émotions deviennent des personnages qu’on incarne sur le ring, les gestes de boxe leur langage, ouvrant une dynamique expérientielle, créative et transformatrice. Imaginaire, mouvement et sensorialité au cœur de l’expérience. Merci aux 5 femmes qui se sont emparées de cette proposition thérapeutique. Des ateliers collectifs de drama-boxe ou boxe-théâtre sont en cours d’élaboration en co-animation. Hâte 😋

  • Écrire avec Alice aux pays des merveilles

    Des consignes d'écriture introspectives et créatives Je suis heureuse de vous annoncer la parution de ma nouvelle contribution dans La Machine à écrire – Hors-série, mars 2026 🖋️ 🐇 Écrire avec Alice au pays des merveilles Et si écrire, c’était accepter de suivre le lapin blanc ? À travers six consignes d’écriture inspirées de l’univers de Lewis Carroll, j’explore l’écriture comme un espace de jeu, de miroir et d’introspection, où l’imaginaire ouvre des passages. Fantaisie, onirisme et déplacement du regard sont au cœur de cette proposition, pensée comme une invitation à se laisser surprendre par les mots. 📖 Merci à La Machine à écrire pour sa confiance.

  • Écrire le deuil avec les cartes Hewel

    Des cartes pour écrire le deuil : le fil et le chemin Au fil des mots Nous avons commencé l'atelier Ardoise accompagnement du deuil par une météo du jour avec les cartes Le fil de chez Hewel. Sur ce jeu magnifique, des personnages sont représentés au milieu d’un fil de pelote de laine dans des postures qui les montrent soit en difficulté, soit utilisant la laine pour faire une action. La consigne était la suivante : choisir une carte qui montre comment vous vous sentez et ajouter un titre. Puis écrire un texte pour expliquer pourquoi cette carte vous parle. Des titres évocateurs Voici les titres proposé par les participantes : Démêler la pelote / Colère et écriture / Continuer de vivre / retricoter son existence / Assise sur le fil du temps / Tiraillement / Deux bouts – debout / Surfer sur les vagues / A la recherche de la pièce manquante / Les dents de scie. A chacune son chemin La consigne : Écrire d’où vient le personnage et où il va, en utilisant le « je », ou le « il ». Les textes étaient magnifiques. Création d'une carte pour écrire un haïku Dernière consigne créative : réaliser une carte à partir de papier japonais et écrire un haïku. J'ai proposé une consigne un peu spéciale pour écrire le haïku de fin afin de favoriser une acte de transformation au sein de la séance. Les propositions étaient très intéressantes : passage du désert à la vie malgré l'incertitude, expression du besoin de douceur et de lumière malgré le chagrin et la tristesse. La consigne d'écriture est là pour engager le patient sur le chemin d'une pensée nouvelle... et transformatrice.

  • L’art de créer des consignes d’écriture pour faire levier

    Pourquoi la consigne d’écriture est au cœur du processus thérapeutique ? Une idée reçue : l’importance des retours sur les textes On pense souvent que l’essentiel d’une séance d’écriture thérapeutique réside dans les retours faits sur les textes produits. Les échanges, les partages et les interprétations seraient alors les seuls moments clés du travail. Or, cette vision occulte un élément fondamental : ce qui met le processus en mouvement se joue bien avant l’écriture elle-même. La consigne d’écriture comme levier thérapeutique Le véritable levier de l’écriture n’est pas tant dans le commentaire des textes que dans la prescription de la consigne . C’est elle qui ouvre un espace, oriente l’attention, autorise ou contraint, sécurise ou bouscule. Une consigne bien pensée, clairement exprimée, permet au patient, à l’écrivant ou au participant d’entrer dans l’écriture avec justesse, là où il en est, sans se sentir exposé ou perdu. Pour mettre en mouvement quelque chose chez une personne, il est essentiel de réfléchir finement à ce que l’on propose d’écrire. Créer des consignes : un art à part entier Créer, imaginer et concevoir des consignes d’écriture est tout un art. Cela suppose de comprendre les mécanismes à l’œuvre dans l’écriture, les enjeux émotionnels et symboliques, mais aussi les résistances possibles. Une consigne n’est jamais neutre : elle agit comme un déclencheur, un cadre, parfois même comme un contenant. Explorer les grandes familles de consignes d’écriture Il existe de grandes familles de consignes d’écriture, chacune répondant à des objectifs et à des publics différents. Déclencheurs, outils, supports, contraintes, méthodes, reprise et transformation des textes : autant de dimensions à explorer pour accompagner au mieux les publics dans une démarche de médiation par l’écriture. Comprendre ces familles de consignes, leurs enjeux et leurs effets permet d’enrichir sa pratique et d’ajuster ses propositions avec finesse. Une formation dédiée : transmettre cet art C’est avec beaucoup de joie que je propose la première édition de la formation « L’art de créer des consignes d’écriture » . Cette formation s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent approfondir leur pratique et développer des consignes adaptées à leurs contextes d’accompagnement. Vous repartirez avec des outils Le jeu de la matrice pour créer 40 consignes pour votre public Le guide du déroulé d’une séance complète (avec un retour sur votre proposition) Les fiches récaps : indications / contre-indications par famille de consignes

  • Thérapie existentielle et angoisse de mort

    Thérapie existentielle, un ouvrage de Irvin Yalom « Cet ouvrage traite de quatre de ces enjeux ultimes : la mort, la liberté, l’isolement fondamentale et l’absence de sens ». Les angoisses de mort dans la thérapie existentielle Dans un style toujours limpide et extrêmement référencé, Irvin Yalom nous invite à réfléchir sur la vie, la mort et l’angoisse. Les deux chapitres : - Le concept de mort chez les enfants ainsi que - Mort et psychothérapie sont absolument passionnant. Je terminerai avec cette citation de Don Quichotte cité dans le livre : « Que préférez-vous, la folie du sage ou la sagesse du fou ?

  • Nouvelle formation écriture thérapeutique

    Une formation en écriture thérapeutique pour penser et concevoir des consignes Et si vous enrichissiez votre pratique grâce au pouvoir thérapeutique de l’écriture ? Véritable voie d’accès à l’inconscient, l’écriture thérapeutique peut permettre d’apaiser, libérer, parfois même transformer, la souffrance psychique. Mais pour qu’une consigne devienne un véritable levier de transformation, elle doit être pensée avec justesse : ajustée, sensible, construite avec une connaissance précise de ce qu’elle mobilise intérieurement. C’est tout l’objet de cette formation : apprendre à concevoir des consignes d’écriture conçues pour mettre en mouvement, adaptées à chaque personne, chaque séance, chaque contexte. À TRAVERS TROIS MASTERCLASS COMPLÉMENTAIRES, VOUS APPRENDREZ À : Concevoir des consignes ajustées aux besoins de votre public. Comprendre les mécanismes mobilisés par chaque type de consigne. Utiliser différents types de propositions pour soutenir l’expression, les métaphores, la reliance, l'introspection. Travailler in materia. Construire vos propres consignes avec méthode. Renouveler vos ateliers et séances grâce à des jeux d’écriture.

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