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Un atelier d’écriture autour des fleurs et du deuil

  • 17 mars
  • 2 min de lecture

Écrire le deuil, faire fleurir les mots et les émotions


un atelier d'écriture deuil



Le thème du dernier atelier d'écriture chez Empreintes, accompagner le deuil était : Fleurs, poèmes et créativité.














Les fleurs, de part leurs symboliques, ont cette capacité d’ouvrir des espaces sensibles, où l'invisible se fraye un chemin, où les mots viennent se déposer — en pétales. Lors de cet atelier d’écriture dédié à l’accompagnement du deuil, elles ont été bien plus qu’un simple thème : elles ont servi de passerelle entre l’intime et le partage, entre la fragilité et la beauté du vivant.


Très vite, une atmosphère particulière s’est installée. Les participantes ont été invités à choisir une carte fleur, à la regarder, à laisser émerger ce qu’elle évoquait en eux. Laurier blanc, calendula, reine-des-prés, millepertuis, bleuets, violette, œillet, pivoine, bouton d’or… chacune portait un message, une résonance, un dessin, des sonorités. À travers elles, chacune a pu écrire en suivant le guide des propositions poétiques.


Le thème des fleurs a permis d’aborder la vulnérabilité avec douceur. Parler du deuil peut être difficile, abrupt, même sembler impossible. Mais en passant par le détour du végétal, quelque chose s’ouvre. La fragilité d’un pétale, la brièveté d’une floraison, la persistance d’un parfum… autant de métaphores qui "parlent" d'elles-mêmes.


Une participante a partagé cette phrase à la fin de l’atelier :« Nous avons tous deux faces, comme ces jolis galets sur lesquels nous avons écrit. » Cette image a résonné dans le groupe. Elle évoque ces parts de nous-mêmes que nous montrons, et celles que nous gardons cachées, parfois même à nous-mêmes. Le deuil, comme l’écriture, vient révéler ces dualités, ces contradictions intérieures.


Une autre personne a proposé une comparaison délicate et profondément touchante : pour elle, le parfum d’une fleur est comme l’âme — quelque chose d’invisible mais persistant, qui demeure même lorsque le corps n’est plus là. Cette image a permis de dire autrement ce que beaucoup ressentent : la présence qui subsiste malgré l’absence.


Tout au long de l’atelier, les textes ont pris des formes variées. Certains étaient narratifs, d’autres poétiques. Il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise manière d’écrire, seulement une invitation à être sincère. Les fleurs ont accompagné chaque participante dans leur rythme, comme des tuteurs discrets.


Cet atelier autour des fleurs et du deuil me rappelle combien l'écriture permet de créer des images singulières qui valent mille mots. Elle autorise la sensibilité qui est accueillie comme une force, et non comme une fragilité à cacher.


Peut-être que, comme les fleurs, nous traversons des cycles. Et c’est bien cela que cet atelier est venu toucher : la possibilité, malgré tout, de rester en lien avec le vivant.

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